Souvent, les jeunes voient mieux que d'autres ce monde nouveau qui vient. C'est en tout cas certainement le cas du jeune Américain, Evan Spiegel, âgé d'à peine 23 ans. Ce gamin est admirable, car il a des nerfs en béton. Connaissez-vous beaucoup de jeunes, ou moins jeunes d'ailleurs, qui refuseraient un chèque de 3 milliards de dollars, un chèque que lui a proposé Facebook ?

Facebook voulait en effet lui racheter à prix d'or son application de partage qui s'appelle Snapchat. N'importe quel jeune connaît Snapchat et l'a déjà téléchargé sur son smartphone. L'idée de cette application est simple: elle permet d'envoyer des photos de façon éphémère aux personnes que l'on souhaite contacter. En clair, environ 100 millions de personnes de par le monde disposent aujourd'hui de cette application, avec laquelle ils transmettent chaque jour plus de 700 millions de photos qui disparaissent quelques secondes après leur réception par le destinataire. Et aussi étonnant que cela puisse paraître, cette appli plaît aux utilisateurs, car elle évite le risque d'avoir une photo qui resterait éternellement sur les réseaux sociaux.

Les experts qui valorisent des sociétés à des prix astronomiques voient-ils des choses que nous ne voyons pas ? Ou est-ce un excès de plus ?

Donc, ce jeune Evan Spiegel a d'abord refusé de vendre son application pour 3 milliards de dollars à Facebook, et il vient de refuser de la vendre un mois plus tard à Google qui lui en donnait un milliard de plus, soit 4 milliards de dollars ! Et visiblement, ce jeune homme de 23 ans n'est pas fou, car Alibaba, le groupe chinois équivalent de eBay, a investi 200 millions de dollars dans sa société, ce qui a du même coup valorisé indirectement son l'appli Snapchat à... 15 milliards de dollars !

Bravo pour le gamin. Il refuse d'abord un chèque de 3 milliards de dollars, mais quelques mois plus tard, il multiplie la mise par 5 ! C'est dingue, mais c'est aussi cela la réalité aujourd'hui de la Silicon Valley. On valorise une application 15 milliards de dollars alors que celle-ci ne génère encore aucun chiffre d'affaires. Et donc, les experts sont partagés. Les gens qui valorisent des sociétés à des prix astronomiques voient-ils des choses que nous ne voyons pas ? Ou est-ce un excès de plus ?

La question reste posée, mais une chose est sûre: un gamin de 23 ans n'aura plus de problème de fins de mois pour quelques siècles. Moralité: aujourd'hui, plutôt que de se farcir des étudesde médecine de 12 ou 13 ans pour devenir chirurgien, mieux vaut savoir coder, cela permet de devenir "scandaleusement riche". À condition d'avoir la "killer app", autrement dit, l'application qui tue.

Souvent, les jeunes voient mieux que d'autres ce monde nouveau qui vient. C'est en tout cas certainement le cas du jeune Américain, Evan Spiegel, âgé d'à peine 23 ans. Ce gamin est admirable, car il a des nerfs en béton. Connaissez-vous beaucoup de jeunes, ou moins jeunes d'ailleurs, qui refuseraient un chèque de 3 milliards de dollars, un chèque que lui a proposé Facebook ?Facebook voulait en effet lui racheter à prix d'or son application de partage qui s'appelle Snapchat. N'importe quel jeune connaît Snapchat et l'a déjà téléchargé sur son smartphone. L'idée de cette application est simple: elle permet d'envoyer des photos de façon éphémère aux personnes que l'on souhaite contacter. En clair, environ 100 millions de personnes de par le monde disposent aujourd'hui de cette application, avec laquelle ils transmettent chaque jour plus de 700 millions de photos qui disparaissent quelques secondes après leur réception par le destinataire. Et aussi étonnant que cela puisse paraître, cette appli plaît aux utilisateurs, car elle évite le risque d'avoir une photo qui resterait éternellement sur les réseaux sociaux.Donc, ce jeune Evan Spiegel a d'abord refusé de vendre son application pour 3 milliards de dollars à Facebook, et il vient de refuser de la vendre un mois plus tard à Google qui lui en donnait un milliard de plus, soit 4 milliards de dollars ! Et visiblement, ce jeune homme de 23 ans n'est pas fou, car Alibaba, le groupe chinois équivalent de eBay, a investi 200 millions de dollars dans sa société, ce qui a du même coup valorisé indirectement son l'appli Snapchat à... 15 milliards de dollars !Bravo pour le gamin. Il refuse d'abord un chèque de 3 milliards de dollars, mais quelques mois plus tard, il multiplie la mise par 5 ! C'est dingue, mais c'est aussi cela la réalité aujourd'hui de la Silicon Valley. On valorise une application 15 milliards de dollars alors que celle-ci ne génère encore aucun chiffre d'affaires. Et donc, les experts sont partagés. Les gens qui valorisent des sociétés à des prix astronomiques voient-ils des choses que nous ne voyons pas ? Ou est-ce un excès de plus ?La question reste posée, mais une chose est sûre: un gamin de 23 ans n'aura plus de problème de fins de mois pour quelques siècles. Moralité: aujourd'hui, plutôt que de se farcir des étudesde médecine de 12 ou 13 ans pour devenir chirurgien, mieux vaut savoir coder, cela permet de devenir "scandaleusement riche". À condition d'avoir la "killer app", autrement dit, l'application qui tue.