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C'est qu'Albion fait partie des cinq premiers partenaires du plat pays. Les exportations belges vers l'île ont représenté 18,1 milliards en 2015, si on prend en compte le commerce des entreprises résidentes (c'est la statistique selon le concept national) et 31,9 milliards, si y on ajoute les opérations de transit (c'est la statistique selon le concept européen). Dans les deux cas, la balance commerciale penche nettement en faveur de la Belgique. La conclusion est donc vite tirée : les entreprises d'ici ont beaucoup à perdre d'un possible rétablissement des barrières, douanières et autres. Plusieurs études ont d'ailleurs pointé la Belgique comme un des pays les plus exposés en la matière, derrière l'Irlande et les Pays-Bas. Et si l'on pousse l'analyse par entités fédérées, c'est majoritairement la Flandre qui est menacée. Elle pèse en effet 15 des 18 milliards d'exportations selon le concept national. Avec, en tête, des produits tels que le textile, l'agro-alimentaire, l'automobile ou la chimie. Mais à quel impact exactement doivent s'attendre les entreprises du continent ? Dans l'immédiat, rien ne change, Londres continuant de faire partie des 28 tant qu'un divorce n'est pas signé. L'incertitude de la situation devrait toutefois provoquer un gel immédiat des investissements. Les économistes tablent aussi sur une perte de croissance pour la Belgique. ING prédit 0,5 point d'activité en moins sur deux ans. Euler Hermès, 1 point en moins sur trois ans. En revanche, d'autres experts espèrent des activités anglaises que le continent pourrait récupérer. A plus long terme, la prévision devient hasardeuse malgré la pile de rapports publiés.