La crise du coronavirus n'a pas plongé les brasseries trappistes dans l'inertie, que du contraire. Rochefort, Westmalle et aujourd'hui Chimay ont sorti chacune une bière, ce qui constitue toujours un petit événement dans le paysage brassicole belge. La Chimay 150 se caractérise par des saveurs assez douces et épicées qui en font une bière plutôt ronde, du haut de ses 10% vol. alc. Les responsables de la brasserie chimacienne n'y voient pas une réponse à la sortie il y a quelques mois de la Rochefort Triple Extra, une blonde forte également. "La bière avait été très appréciée en 2012. C'était une bière qu'on souhaitait lancer depuis longtemps et pour laquelle le conseil d'administration, qui compte trois moines en son sein, a marqué son accord cette année", explique Giselda Mercuri, marketing manager de Bières et fromages de Chimay. "Il nous manquait cette bière, blonde, forte, un peu plus ronde et à l'amertume plus accessible que la Chimay Blanche (triple)", ajoute-t-elle. La "verte" va devoir se faire une place aux côtés des quatre autres couleurs, la Chimay Bleue représentant un peu plus de la moitié des 190.000 hectolitres annuels de la brasserie, la Blanche (triple) prenant 20% à son compte, la Rouge une quinzaine de pour cent, alors que la Dorée s'est taillée une belle part, proche des deux chiffres, moins de 10 ans après son lancement. Outre une nouvelle bière, l'entreprise poursuit ses investissements en vue d'adopter un mode de production plus respectueux de l'environnement. Un millier de panneaux photovoltaïques et une éolienne permettent au site de Baileux (brassage, embouteillage et administration) d'évoluer à 90% en autoconsommation, précise le directeur général de Bières et fromages de Chimay, Xavier Pirlot. Le groupe a récemment engagé un ingénieur agronome spécialisé en environnement. "Il sera chargé de nous définir des méthodes destinées à réduire notre empreinte carbone et à améliorer notre efficience énergétique, que ce soit sur les emballages, les matières premières, notre énergie, nos rejets...", poursuit M. Pirlot. Dans son ensemble, Chimay a plutôt bien résisté à la tumultueuse année 2020 avec un recul des volumes produits et du chiffre d'affaires de 9%. "On s'en sort plutôt bien par rapport à l'ensemble du secteur", commente Xavier Pirlot. La 150 (33 cl) sera dans un premier temps disponible en mai chez Discobeer, un spécialiste en boissons local, et à l'Auberge de Poteaupré à Bourlers (Chimay), dès sa réouverture. En juin, la blonde sera disponible pour l'horeca et les négociants en bières, à l'instar de ce que Rochefort avait dans un premier temps fait pour la distribution de sa Triple Extra. Westmalle fait d'ailleurs de même pour son Extra (4,8% vol. alc.). Une manière, selon les brasseries trappistes, d'afficher un soutien à des secteurs en difficultés en raison de la crise sanitaire. La 150 trouvera son chemin vers la grande distribution à l'automne. (Belga)

La crise du coronavirus n'a pas plongé les brasseries trappistes dans l'inertie, que du contraire. Rochefort, Westmalle et aujourd'hui Chimay ont sorti chacune une bière, ce qui constitue toujours un petit événement dans le paysage brassicole belge. La Chimay 150 se caractérise par des saveurs assez douces et épicées qui en font une bière plutôt ronde, du haut de ses 10% vol. alc. Les responsables de la brasserie chimacienne n'y voient pas une réponse à la sortie il y a quelques mois de la Rochefort Triple Extra, une blonde forte également. "La bière avait été très appréciée en 2012. C'était une bière qu'on souhaitait lancer depuis longtemps et pour laquelle le conseil d'administration, qui compte trois moines en son sein, a marqué son accord cette année", explique Giselda Mercuri, marketing manager de Bières et fromages de Chimay. "Il nous manquait cette bière, blonde, forte, un peu plus ronde et à l'amertume plus accessible que la Chimay Blanche (triple)", ajoute-t-elle. La "verte" va devoir se faire une place aux côtés des quatre autres couleurs, la Chimay Bleue représentant un peu plus de la moitié des 190.000 hectolitres annuels de la brasserie, la Blanche (triple) prenant 20% à son compte, la Rouge une quinzaine de pour cent, alors que la Dorée s'est taillée une belle part, proche des deux chiffres, moins de 10 ans après son lancement. Outre une nouvelle bière, l'entreprise poursuit ses investissements en vue d'adopter un mode de production plus respectueux de l'environnement. Un millier de panneaux photovoltaïques et une éolienne permettent au site de Baileux (brassage, embouteillage et administration) d'évoluer à 90% en autoconsommation, précise le directeur général de Bières et fromages de Chimay, Xavier Pirlot. Le groupe a récemment engagé un ingénieur agronome spécialisé en environnement. "Il sera chargé de nous définir des méthodes destinées à réduire notre empreinte carbone et à améliorer notre efficience énergétique, que ce soit sur les emballages, les matières premières, notre énergie, nos rejets...", poursuit M. Pirlot. Dans son ensemble, Chimay a plutôt bien résisté à la tumultueuse année 2020 avec un recul des volumes produits et du chiffre d'affaires de 9%. "On s'en sort plutôt bien par rapport à l'ensemble du secteur", commente Xavier Pirlot. La 150 (33 cl) sera dans un premier temps disponible en mai chez Discobeer, un spécialiste en boissons local, et à l'Auberge de Poteaupré à Bourlers (Chimay), dès sa réouverture. En juin, la blonde sera disponible pour l'horeca et les négociants en bières, à l'instar de ce que Rochefort avait dans un premier temps fait pour la distribution de sa Triple Extra. Westmalle fait d'ailleurs de même pour son Extra (4,8% vol. alc.). Une manière, selon les brasseries trappistes, d'afficher un soutien à des secteurs en difficultés en raison de la crise sanitaire. La 150 trouvera son chemin vers la grande distribution à l'automne. (Belga)