Le gouvernement flamand veut mettre 120.000 personnes supplémentaires au travail au cours des cinq prochaines années et vise un taux d'emploi de 80%, selon l'accord de gouvernement Jambon I.

Pour cela, le VDAB devra fournir un accompagnement renforcé et plus strict. Seulement, selon les chiffres de l'Onem publiés par les quotidiens, l'organisme régional de l'emploi a imposé 9.867 sanctions aux chômeurs sans emploi en 2018, contre 10.401 en 2017. Le recul des sanctions concerne principalement les contrôles en matière de disponibilité active (obligation pour le chômeur de collaborer au plan d'action qui lui est proposé par le service régional de l'emploi en vue de sa réinsertion sur le marché du travail et de rechercher lui-même activement un emploi par des démarches personnelles, régulières et diversifiées, ndlr) avec 896 l'an dernier, 954 en 2017 et 3.762 en 2015.

"Il semble que le VDAB éprouve des difficultés à gérer ses deux casquettes: accompagnement et sanction", indique l'économiste du travail Stijn Baert (UGent). "Afin de combiner ces tâches avec le suivi des initiatives, le service devra fonctionner plus efficacement. Ou plus de ressources devront y être consacrées."

Le VDAB a répondu qu'en 2018, non pas 9.867, mais 11.695 sanctions ont été infligées, sans compter que les chiffres "ne disent pas tout". L'année dernière, 16.086 demandeurs d'emploi ont également reçu un avertissement, ce qui représente une dernière chance de modifier leur comportement en matière de recherche, selon l'organisme.

"Nous ne voulons pas pénaliser autant de personnes que possible, mais mettre autant de personnes que possible au travail", conclu la porte-parole du VDAB, Joke Van Bommel.