En février 2016, Robin Dierckx, Maxime van Steenberghe et Thomas Vanesse, tous trois ingénieurs salariés dans de grandes entreprises, lancent Creo2, après avoir quitté leur " prison dorée " professionnelle. Cette start-up entend proposer une solution innovante sous forme de tablette numérique afin de soutenir des projets écologiques et sociaux. " On voulait changer le monde, mais au lieu de réinventer la r...

En février 2016, Robin Dierckx, Maxime van Steenberghe et Thomas Vanesse, tous trois ingénieurs salariés dans de grandes entreprises, lancent Creo2, après avoir quitté leur " prison dorée " professionnelle. Cette start-up entend proposer une solution innovante sous forme de tablette numérique afin de soutenir des projets écologiques et sociaux. " On voulait changer le monde, mais au lieu de réinventer la roue en fondant une nouvelle ASBL, nous avons voulu soutenir financièrement des projets qui existent déjà ", explique Maxime van Steenberghe, cofondateur. L'idée ? Vous vous rendez dans un magasin participant. Une fois à la caisse, si vous avez dépassé le montant fixé par le commerçant, vous choisissez un des trois projets présélectionnés, et le commerçant leur fait un don de quelques dizaines de centimes. Planter un arbre, offrir une soupe, donner accès à un vaccin, financer une heure de scolarisation... à vous de choisir ! Aujourd'hui, cette tablette solidaire est installée dans plus de 150 points de vente et soutient près de 10 ASBL comme la Croix-Rouge, WeForest, MSF, Opération Thermos, Louvain Coopération, etc. " Nous pensons que le consommateur attend aujourd'hui d'une entreprise qu'elle soutienne des projets sociaux, qu'elle se bouge. Avec Creo2, le consommateur se réjouit que son commerçant veuille changer les choses, l'employé est ravi de travailler pour un employeur avec de telles valeurs sociales. Et l'ONG peut réaliser des actions concrètes grâce au financement. Bref, tout le monde s'y retrouve ", conclut Maxime van Steenberghe. A coups de dizaines de centimes par-ci par-là, le trio d'entrepreneurs veut prouver que l'on peut rendre notre monde meilleur en y " croyant exposant deux " et que l'entrepreneuriat social, lui aussi, est possible. Par Lauranne Garitte.