Ca faisait longtemps qu'au cours d'une conférence de presse au sujet de la mobilité, la voiture de société n'était, pour une fois, pas mise à mal. Selon le président de la FEB Pieter Timmermans, il ne peut pas être question de bannir la voiture de société. "Il y aura toujours des personnes qui auront besoin d'une voiture pour leur travail", dit Timmermans. La critique sur la voiture de société prend pourtant de l'ampleur.
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Ca faisait longtemps qu'au cours d'une conférence de presse au sujet de la mobilité, la voiture de société n'était, pour une fois, pas mise à mal. Selon le président de la FEB Pieter Timmermans, il ne peut pas être question de bannir la voiture de société. "Il y aura toujours des personnes qui auront besoin d'une voiture pour leur travail", dit Timmermans. La critique sur la voiture de société prend pourtant de l'ampleur.Après l'OCDE et le Bureau Fédéral du Plan, la Commission Européenne dénonce à son tour le régime fiscal favorable pour les voitures de société. Frank Van Gool, directeur de la Fédération Belge des Loueurs de Véhicules Renta, n'est pas impressionné par la critique. "Même sans les voitures de société, 85% des personnes prendraient la voiture pour se rendre au travail. Vingt pour cent de tous les véhicules sur nos routes sont des voitures de société; selon nous, l'impact des voitures de société sur la congestion est toujours surévalué." Van Gool compte sur le budget mobilité pour faire un pas en avant dans le débat récurrent. "Nous soutenons le budget mobilité. Nous ne faisons par l'autruche, nous voyons bien qu'il y a congestion et trop de voitures au diesel. Il faut agir. Nous croyons que le caractère multimodal du budget mobilité peut être une partie de la solution. Cela se trouve dans l'accord gouvernemental, il est temps qu'on y travaille", déclare Frank Van Gool.Selon le directeur de Renta, la voiture de société doit être un élément du budget mobilité. "Nos membres, les sociétés de leasing, peuvent y jouer un rôle. Elles peuvent devenir le régisseur de cette histoire. Nous devons nous focaliser sur les solutions au lieu de toujours soulever les aspects négatifs de la voiture de société. Le budget mobilité est une initiative positive: les entreprises, la mobilité et nos membres peuvent s'en trouver mieux." La FBE aussi est en faveur du budget mobilité comme élément d'un plan global. "Les files coûtent 22 millions d'euros à notre pays chaque jour. Il est temps d'y faire quelque chose", déclare Pieter Timmermans. Il ne croit pas aux solutions miracles comme la suppression des voitures de société. "Ceux qui disent 'supprimez la voiture de société' font fausse route. Tout comme ceux qui placent tous leurs espoirs dans les transports publics ou dans le budget mobilité. "Arrêtons la politique à la petite semaine et optons pour une approche globale", continue Timmermans. Le centre de compétence Développement Durable et Mobilité du FEB a élaboré cinquante mesures pour aborder la problématique de la mobilité en Belgique. Une des mesures les plus remarquables est la taxe kilométrique intelligente pour tous les véhicules. Les taxes sur la possession d'une voiture doivent glisser vers son utilisation. L'objectif n'est pas d'encore d'augmenter les charges fiscales sur les véhicules. Bien que la taxe kilométrique doit, selon la FEB, couvrir l'ensemble des coûts réels de l'utilisation de la voiture (les coûts d'infrastructure, de congestion et environnementaux). "Une taxe intelligente va modifier notre comportement de mobilité, c'est l'objectif", dit Pieter Timmermans.Ensuite, la FEB plaide pour un budget mobilité, une utilisation plus efficiente du rail, des livraisons de nuit dans les villes, des horaires de travail flexibles et le télétravail, l'utilisation des nouvelles technologies pour l'optimalisation des flux de trafic et plus d'investissements dans l'infrastructure. "Dans les années 80, le gouvernement belge était un des meilleurs élèves de la classe européenne en matière d'investissements. Aujourd'hui, nous sommes parmi les plus mauvais. Les indicateurs sont au rouge", affirmeTimmermans.Après la présentation du plan à tous les ministres de la Mobilité, l'organisation patronale le remettra également au Premier ministre, aux ministres-Présidents et aux présidents de parti. Le 25 avril, la FBE réunit toutes les parties intéressées pour affiner et tester les cinquante mesures. "Cette vision doit être consolidée dans un plan d'action", souligne Pieter Timmermans