43% des salariés se disent satisfaits de la manière dont leur employeur a abordé la crise du coronavirus au sein de leur entreprise. Un tiers des répondants déclarent cependant éprouver moins de plaisir au travail pendant cette période de crise. C'est ce qui ressort d'une enquête d'Accent sur la satisfaction professionnelle en collaboration avec Impetus Academy, une spin-off de l'Université de Gand. L'enquête a été réalisée auprès de 1.001 personnes.

Plusieurs éléments rendent le travail agréable selon les personnes sondées. Ainsi, une marge de décision suffisante pour les employés combinée à la façon dont un manager traite son équipe semble jouer un rôle crucial dans l'expérience du plaisir au travail. Les managers belges s'en sortent très bien, avec 63% de satisfaction quant à leur rôle de motivation au sein de leur équipe.

Près de la moitié des employés (43%) sont globalement satisfaits de la manière dont leur employeur a géré la crise du coronavirus au sein de leur entreprise. D'une part, les travailleurs sont satisfaits de la manière dont leur employeur a pris des mesures en matière de sécurité et de protection sur le lieu de travail (56%). D'autre part, 54,6% sont également satisfaits de la manière dont l'entreprise a communiqué les mesures à son personnel.

Des ravages sur le bien-être mental des employés

Cependant, le sondage révèle que la crise sanitaire a fait des ravages sur le bien-être mental des employés. En raison du confinement et du travail à domicile obligatoire, un quart des employés se sont sentis moins impliqués dans leur entreprise qu'auparavant. Par ailleurs, 40,6% d'entre eux estiment qu'ils se sont éloignés de leurs collègues. Par contre, il est frappant de constater que, pour un quart des travailleurs, le contact entre collègues s'est plutôt intensifié, et ce, particulièrement chez les jeunes employés.

33% des répondants ayant participé à l'étude d'Accent indiquent que leur plaisir au travail est actuellement plus faible qu'avant la crise de coronavirus : "Nous savons, grâce à la recherche, que le télétravail offre certains avantages, tels qu'une plus grande autonomie pour organiser sa journée et la possibilité de travailler sur des tâches complexes sans être dérangé. Mais le télétravail continu et obligatoire présente également des inconvénients : la coordination virtuelle avec les collègues est parfois plus difficile et la disparition des discussions à la machine à café, entre autres, crée un sentiment de solitude et crée une distance mentale entre le travail et nous", déclare Tim Vantilborgh, de la VUB.

54% des Belges éprouvent beaucoup de plaisir au travail

L'enquête a également analysé l'expérience générale du plaisir au travail. Il s'avère qu'un peu plus de la moitié des répondants (54,4%) éprouvent un degré élevé de satisfaction professionnelle dans leur emploi actuel. Il est à noter à cet égard que les employés de 55 ans et plus éprouvent une satisfaction professionnelle bien plus grande que leurs collègues de 35 à 44 ans. Les répondants sont notamment satisfaits du contact entre collègues, de la sécurité de l'emploi, de la place accordée à la créativité et de l'utilité de leur emploi.

Maarten Vansteenkiste, psychologue de la motivation et professeur à l'Université de Gand : "Le plaisir au travail est d'une importance capitale car les employés intrinsèquement motivés sont plus persévérants, plus proactifs et plus productifs. Nous tirons notre satisfaction professionnelle non seulement du contenu de notre travail, mais aussi de l'interaction avec nos collègues et du soutien qu'ils nous apportent. A cause du télétravail, les journées de travail deviennent plus monotones et nous sommes obligés de nous discipliner davantage. Parallèlement, il y'a plus de liberté, mais l'inconvénient est que la structure fait défaut. A la fin d'une journée de travail, il est essentiel de se sentir bien."

L'enquête montre que les cadres s'en sortent très bien : 63,1% des répondants indiquent que leur manager a une approche très motivante. En effet, ils sont à l'écoute des propositions, font preuve de confiance et soutiennent l'épanouissement professionnel et personnel de leurs collaborateurs.

En revanche, 34,5% déclarent que leur manager les démotive en leur parlant, par exemple, de sentiments de culpabilité. Jusqu'à 4 Belges sur 10 déclarent ne recevoir aucun soutien ou seulement un soutien limité dans leur développement professionnel et personnel, particulièrement pour les employés âgés de 35 à 54 ans.

De plus, 32,5% des répondants déclarent que leur travail ne leur laisse que peu ou pas de marge de décision, par exemple en se voyant accorder peu de responsabilités ou de liberté de décision.

43% des salariés se disent satisfaits de la manière dont leur employeur a abordé la crise du coronavirus au sein de leur entreprise. Un tiers des répondants déclarent cependant éprouver moins de plaisir au travail pendant cette période de crise. C'est ce qui ressort d'une enquête d'Accent sur la satisfaction professionnelle en collaboration avec Impetus Academy, une spin-off de l'Université de Gand. L'enquête a été réalisée auprès de 1.001 personnes. Plusieurs éléments rendent le travail agréable selon les personnes sondées. Ainsi, une marge de décision suffisante pour les employés combinée à la façon dont un manager traite son équipe semble jouer un rôle crucial dans l'expérience du plaisir au travail. Les managers belges s'en sortent très bien, avec 63% de satisfaction quant à leur rôle de motivation au sein de leur équipe. Près de la moitié des employés (43%) sont globalement satisfaits de la manière dont leur employeur a géré la crise du coronavirus au sein de leur entreprise. D'une part, les travailleurs sont satisfaits de la manière dont leur employeur a pris des mesures en matière de sécurité et de protection sur le lieu de travail (56%). D'autre part, 54,6% sont également satisfaits de la manière dont l'entreprise a communiqué les mesures à son personnel.Cependant, le sondage révèle que la crise sanitaire a fait des ravages sur le bien-être mental des employés. En raison du confinement et du travail à domicile obligatoire, un quart des employés se sont sentis moins impliqués dans leur entreprise qu'auparavant. Par ailleurs, 40,6% d'entre eux estiment qu'ils se sont éloignés de leurs collègues. Par contre, il est frappant de constater que, pour un quart des travailleurs, le contact entre collègues s'est plutôt intensifié, et ce, particulièrement chez les jeunes employés.33% des répondants ayant participé à l'étude d'Accent indiquent que leur plaisir au travail est actuellement plus faible qu'avant la crise de coronavirus : "Nous savons, grâce à la recherche, que le télétravail offre certains avantages, tels qu'une plus grande autonomie pour organiser sa journée et la possibilité de travailler sur des tâches complexes sans être dérangé. Mais le télétravail continu et obligatoire présente également des inconvénients : la coordination virtuelle avec les collègues est parfois plus difficile et la disparition des discussions à la machine à café, entre autres, crée un sentiment de solitude et crée une distance mentale entre le travail et nous", déclare Tim Vantilborgh, de la VUB. L'enquête a également analysé l'expérience générale du plaisir au travail. Il s'avère qu'un peu plus de la moitié des répondants (54,4%) éprouvent un degré élevé de satisfaction professionnelle dans leur emploi actuel. Il est à noter à cet égard que les employés de 55 ans et plus éprouvent une satisfaction professionnelle bien plus grande que leurs collègues de 35 à 44 ans. Les répondants sont notamment satisfaits du contact entre collègues, de la sécurité de l'emploi, de la place accordée à la créativité et de l'utilité de leur emploi.Maarten Vansteenkiste, psychologue de la motivation et professeur à l'Université de Gand : "Le plaisir au travail est d'une importance capitale car les employés intrinsèquement motivés sont plus persévérants, plus proactifs et plus productifs. Nous tirons notre satisfaction professionnelle non seulement du contenu de notre travail, mais aussi de l'interaction avec nos collègues et du soutien qu'ils nous apportent. A cause du télétravail, les journées de travail deviennent plus monotones et nous sommes obligés de nous discipliner davantage. Parallèlement, il y'a plus de liberté, mais l'inconvénient est que la structure fait défaut. A la fin d'une journée de travail, il est essentiel de se sentir bien."L'enquête montre que les cadres s'en sortent très bien : 63,1% des répondants indiquent que leur manager a une approche très motivante. En effet, ils sont à l'écoute des propositions, font preuve de confiance et soutiennent l'épanouissement professionnel et personnel de leurs collaborateurs.En revanche, 34,5% déclarent que leur manager les démotive en leur parlant, par exemple, de sentiments de culpabilité. Jusqu'à 4 Belges sur 10 déclarent ne recevoir aucun soutien ou seulement un soutien limité dans leur développement professionnel et personnel, particulièrement pour les employés âgés de 35 à 54 ans. De plus, 32,5% des répondants déclarent que leur travail ne leur laisse que peu ou pas de marge de décision, par exemple en se voyant accorder peu de responsabilités ou de liberté de décision.