Le bureau des procureurs a décidé d'inculper Carlos Ghosn pour avoir omis de déclarer aux autorités boursières environ 5 milliards de yens (38 millions d'euros) de revenus sur cinq années, de 2010 à 2015, selon l'agence Kyodo et la chaîne publique NHK. Son bras droit Greg Kelly, arrêté en même temps que lui, a aussi été inculpé. Nissan est également poursuivi en tant qu'entité morale, ont ajouté les deux médias. Le parquet juge que la responsabilité de l'entreprise était aussi engagée, car c'est elle qui a remis les rapports incriminés aux autorités boursières. L'enquête ne s'arrêtera vraisemblablement pas là. Car les procureurs ont l'intention, selon les mêmes médias, de requérir un nouveau mandat d'arrêt contre M. Ghosn, pour le même motif mais sur une période plus récente, allant de 2015 à 2018, pour un montant de 4 milliards de yens. Le cas échéant, cela relancerait une procédure de garde à vue pouvant durer 22 jours à partir de lundi, soit au-delà de Noël. Mais ça n'en sera alors probablement pas encore fini: le parquet pourrait se pencher sur de possibles abus de biens sociaux que Nissan reproche à son ancien patron, tels que l'usage de résidences de luxe aux frais du groupe. Les procureurs ont pour l'instant communiqué a minima et la défense de Carlos Ghosn, menée par Motonari Ohtsuru, un ex-procureur spécialiste des grandes affaires financières, ne s'est pas publiquement exprimée. Tout juste sait-on que "le suspect Ghosn", comme l'a rebaptisé la presse nippone, nie toute malversation. "Il est dans un état d'esprit vaillant et combatif", souffle-t-on au siège de Renault, à Boulogne-Billancourt près de Paris, malgré les conditions spartiates de l'établissement où le Franco-libano-brésilien est détenu. (Belga)

Le bureau des procureurs a décidé d'inculper Carlos Ghosn pour avoir omis de déclarer aux autorités boursières environ 5 milliards de yens (38 millions d'euros) de revenus sur cinq années, de 2010 à 2015, selon l'agence Kyodo et la chaîne publique NHK. Son bras droit Greg Kelly, arrêté en même temps que lui, a aussi été inculpé. Nissan est également poursuivi en tant qu'entité morale, ont ajouté les deux médias. Le parquet juge que la responsabilité de l'entreprise était aussi engagée, car c'est elle qui a remis les rapports incriminés aux autorités boursières. L'enquête ne s'arrêtera vraisemblablement pas là. Car les procureurs ont l'intention, selon les mêmes médias, de requérir un nouveau mandat d'arrêt contre M. Ghosn, pour le même motif mais sur une période plus récente, allant de 2015 à 2018, pour un montant de 4 milliards de yens. Le cas échéant, cela relancerait une procédure de garde à vue pouvant durer 22 jours à partir de lundi, soit au-delà de Noël. Mais ça n'en sera alors probablement pas encore fini: le parquet pourrait se pencher sur de possibles abus de biens sociaux que Nissan reproche à son ancien patron, tels que l'usage de résidences de luxe aux frais du groupe. Les procureurs ont pour l'instant communiqué a minima et la défense de Carlos Ghosn, menée par Motonari Ohtsuru, un ex-procureur spécialiste des grandes affaires financières, ne s'est pas publiquement exprimée. Tout juste sait-on que "le suspect Ghosn", comme l'a rebaptisé la presse nippone, nie toute malversation. "Il est dans un état d'esprit vaillant et combatif", souffle-t-on au siège de Renault, à Boulogne-Billancourt près de Paris, malgré les conditions spartiates de l'établissement où le Franco-libano-brésilien est détenu. (Belga)