Le gouvernement de Justin Trudeau, à son arrivée au pouvoir fin 2015, avait annulé l'achat de F-35 de Lockheed Martin devant remplacer sa flotte vétuste de CF18, et avait plutôt décidé de remettre à plat ce dossier. Après 18 mois de consultation avec l'industrie, "la demande de propositions officielle a été remise aux fournisseurs admissibles", indique un communiqué. Les quatre groupes retenus sont ainsi: le suédois Saab, avec son appareil Grippen, le consortium européen Eurofighter, dont fait partie Airbus avec le britannique BAE (avion Typhoon) ainsi que les Américains Lockheed Martin (chasseur F-35) et Boeing (F-18 Super Hornet). Ces groupes d'armement "ont jusqu'au printemps 2020 pour présenter leurs propositions initiales au Canada", et une décision sera rendue "début 2020", souligne le gouvernement canadien qui attend son premier appareil "dès 2025". "Il s'agit du plus important investissement dans l'Aviation royale canadienne en plus de 30 ans", a noté Ottawa. Selon les médias canadiens, ce contrat est de l'ordre de 15 à 19 milliards de dollars canadiens (13 milliards d'euros). Le groupe français Dassault avait retiré son Rafale de la course en novembre 2018 car, selon différentes sources, le Canada avait des exigences techniques liées à son appartenance au groupe des "Five Eyes" impossibles à satisfaire. Les "Five Eyes" sont une alliance des services de renseignement des Etats-Unis, du Canada, de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni. La mission principale de ces nouveaux avions est de patrouiller dans le ciel nord-américain de concert avec l'US Air Force dans le cadre du Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD) qui lie Washington et Ottawa. Face au retard pris, le gouvernement de Justin Trudeau avait annoncé en décembre 2017 l'achat de 18 chasseurs F18 d'occasion à l'Australie pour prolonger la durée de vie de sa propre flotte de ces appareils. (Belga)