Début mars, l'activité à Brussels Airport est devenue quasi nulle en peu de temps en raison de la pandémie de coronavirus. Depuis la réouverture des frontières de l'espace Schengen le 15 juin, il y a eu une légère reprise. "Nous sommes maintenant à environ 10% de la capacité normale, mais c'est encore loin de la fréquentation nécessaire pour assurer la rentabilité de l'aéroport." Selon M. Feist, on ne pourra parler de véritable reprise que lorsque l'aéroport reviendra à "50, 60 ou 70% de sa capacité habituelle". "Pour juillet, nous prévoyons 82% de passagers en moins, soit 18% de l'activité normale. En août, nous pourrions atteindre 25% de notre activité et, d'ici la fin de l'année, environ la moitié d'un mois de décembre normal", a déclaré le CEO. Ce n'est pas avant 2024 qu'il s'attend à un retour aux niveaux de 2019 (26,4 millions de passagers). La crise du coronavirus aura coûté 200 millions d'euros, estime Brussels Airport. "Il s'agit de la pire perte de notre histoire", a déclaré Arnaud Feist. "Nous avons pu constituer des réserves au cours des dernières années et l'avenir de notre entreprise n'est dès lors pas en péril pour l'instant." Le directeur général demande toutefois au gouvernement un certain nombre de mesures pour assurer un avenir fort à l'aéroport de Zaventem, avec notamment un soutien à Brussels Airlines (principale compagnie aérienne de passagers à l'aéroport), l'extension du système de chômage temporaire dans le secteur de l'aviation et des conditions de concurrence équitables en Europe pour les voyages internationaux. Il pointe à ce sujet le fait que la Belgique n'a pas encore autorisé les vols vers certains pays, contrairement à d'autres États membres de l'UE. "Cela rend la tâche très difficile en termes de concurrence car plusieurs aéroports de nos pays voisins sont autorisés à effectuer des long-courriers, et nous pas", explique-t-il. "C'est quelque chose que nous ne comprenons pas très bien." Les mesures demandées vont néanmoins au-delà de la seule crise du coronavirus. Arnaud Feist note que Brussels Airport a perdu des parts de marché ces dernières années, bien que le nombre de passagers ait augmenté. Alors que l'aéroport était encore le 11e plus grand d'Europe en 2000, il est tombé à la 21ème place en 2018. "Nous sommes entourés par des acteurs importants tels que Schiphol, Paris et Francfort." M. Feist appelle dès lors à une politique aéronautique ambitieuse et cohérente qui réponde aux avantages géographiques de la Belgique et clarifie les itinéraires de vol et les normes de bruit. (Belga)

Début mars, l'activité à Brussels Airport est devenue quasi nulle en peu de temps en raison de la pandémie de coronavirus. Depuis la réouverture des frontières de l'espace Schengen le 15 juin, il y a eu une légère reprise. "Nous sommes maintenant à environ 10% de la capacité normale, mais c'est encore loin de la fréquentation nécessaire pour assurer la rentabilité de l'aéroport." Selon M. Feist, on ne pourra parler de véritable reprise que lorsque l'aéroport reviendra à "50, 60 ou 70% de sa capacité habituelle". "Pour juillet, nous prévoyons 82% de passagers en moins, soit 18% de l'activité normale. En août, nous pourrions atteindre 25% de notre activité et, d'ici la fin de l'année, environ la moitié d'un mois de décembre normal", a déclaré le CEO. Ce n'est pas avant 2024 qu'il s'attend à un retour aux niveaux de 2019 (26,4 millions de passagers). La crise du coronavirus aura coûté 200 millions d'euros, estime Brussels Airport. "Il s'agit de la pire perte de notre histoire", a déclaré Arnaud Feist. "Nous avons pu constituer des réserves au cours des dernières années et l'avenir de notre entreprise n'est dès lors pas en péril pour l'instant." Le directeur général demande toutefois au gouvernement un certain nombre de mesures pour assurer un avenir fort à l'aéroport de Zaventem, avec notamment un soutien à Brussels Airlines (principale compagnie aérienne de passagers à l'aéroport), l'extension du système de chômage temporaire dans le secteur de l'aviation et des conditions de concurrence équitables en Europe pour les voyages internationaux. Il pointe à ce sujet le fait que la Belgique n'a pas encore autorisé les vols vers certains pays, contrairement à d'autres États membres de l'UE. "Cela rend la tâche très difficile en termes de concurrence car plusieurs aéroports de nos pays voisins sont autorisés à effectuer des long-courriers, et nous pas", explique-t-il. "C'est quelque chose que nous ne comprenons pas très bien." Les mesures demandées vont néanmoins au-delà de la seule crise du coronavirus. Arnaud Feist note que Brussels Airport a perdu des parts de marché ces dernières années, bien que le nombre de passagers ait augmenté. Alors que l'aéroport était encore le 11e plus grand d'Europe en 2000, il est tombé à la 21ème place en 2018. "Nous sommes entourés par des acteurs importants tels que Schiphol, Paris et Francfort." M. Feist appelle dès lors à une politique aéronautique ambitieuse et cohérente qui réponde aux avantages géographiques de la Belgique et clarifie les itinéraires de vol et les normes de bruit. (Belga)