Les dix vols en question concernent des destinations européennes où Brussels Airlines vole plusieurs fois par jour, comme Genève ou Lyon par exemple, ce qui permet de replacer les passagers sur d'autres vols. La compagnie justifie cette décision par les retards qui deviennent trop lourds pour elle.

Ceux-ci vont actuellement de 30 minutes à 2h30. Les conséquences se font alors ressentir en cascade et la société a besoin de ces avions pour d'autres vols. Cela lui donne un peu de marge pour faire face aux perturbations. Brussels Airlines se dit fortement touchée par les actions des aiguilleurs du ciel. Sa ponctualité n'était que de 24% mercredi, illustre-t-elle. "Cela signifie que 76% de nos liaisons étaient en retard", souligne sa porte-parole Kim Daenen.

Presque 50% des passagers transportés ne sont en outre qu'en transit à Bruxelles et ratent donc leurs correspondances. Tous les vols long courrier sont touchés jeudi matin au départ de Brussels Airport. Ils accumulent chacun plus de deux heures de retard, ce qui a déjà un impact sur la ponctualité de vendredi matin. Les vols intercontinentaux partant en retard n'arriveront en effet pas à l'heure à destination et ne pourront donc pas revenir à temps vendredi matin à Zaventem.

Une vingtaine de vols perturbés à Charleroi après l'action des contrôleurs aériens

L'action des contrôleurs aériens de Skeyes a entraîné jeudi matin le retard de 17 avions au décollage et de deux appareils à l'atterrissage à l'aéroport de Charleroi (BSCA). Menée entre 6 et 9 heures, elle aura cependant des effets sur l'ensemble des horaires du jour de l'aéroport.

"Dans ce genre de situations, des effets boules de neige sont inévitables", selon le porte-parole de BSCA. D'après Vincent Grassa, un avion basé à l'aéroport qui serait parti avec du retard reviendrait en effet avec du retard également vers Charleroi plus tard dans la journée. Averties du mouvement d'humeur, certaines compagnies aériennes présentes à Charleroi ont pris des dispositions en modifiant l'organisation de certaines liaisons. Cela a pour effet de limiter les perturbations mais pas de les faire disparaitre, à en croire le porte-parole de BSCA.