Intitulée "Les pommes pourries de l'agro-business brésilien", cette étude est rendue publique dans un contexte de fortes réticences en Europe concernant la ratification de l'accord de libre-échange signé entre l'UE et les quatre pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay), à cause de l'avancée de la déforestation amazonienne depuis l'arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro au Brésil. L'étude a été réalisée par douze chercheurs au Brésil, en Allemagne et aux Etats-Unis, à l'aide d'un puissant logiciel qui a permis d'analyser 815.000 propriétés rurales et d'identifier des zones de déforestation illégale, surtout en Amazonie et dans le Cerrado, la grande savane du centre du pays. "Entre 18 et 22% -possiblement davantage- des exportations annuelles du Brésil vers l'UE sont le fruit de la déforestation illégale", affirme Raoni Rajão, responsable du projet et professeur de l'Université fédérale de Minas Gerais (UFMG). Près de deux millions de tonnes de soja issues de propriétés où il y a eu de la déforestation illégale arriveraient en Europe chaque année, indique l'étude. Pour ce qui est de la viande bovine, les auteurs ont trouvé que sur les 4,1 millions de têtes de bétail abattues par an, au moins 500.000 proviendraient de terres déboisées hors du cadre légal. Selon les chiffres officiels, la déforestation de l'Amazonie brésilienne a atteint un record avec une accélération de 25% au cours du premier semestre par rapport à la même période de 2019. L'étude "pointe du doigt la responsabilité de tous les marchés étrangers dans ce processus". (Belga)

Intitulée "Les pommes pourries de l'agro-business brésilien", cette étude est rendue publique dans un contexte de fortes réticences en Europe concernant la ratification de l'accord de libre-échange signé entre l'UE et les quatre pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay), à cause de l'avancée de la déforestation amazonienne depuis l'arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro au Brésil. L'étude a été réalisée par douze chercheurs au Brésil, en Allemagne et aux Etats-Unis, à l'aide d'un puissant logiciel qui a permis d'analyser 815.000 propriétés rurales et d'identifier des zones de déforestation illégale, surtout en Amazonie et dans le Cerrado, la grande savane du centre du pays. "Entre 18 et 22% -possiblement davantage- des exportations annuelles du Brésil vers l'UE sont le fruit de la déforestation illégale", affirme Raoni Rajão, responsable du projet et professeur de l'Université fédérale de Minas Gerais (UFMG). Près de deux millions de tonnes de soja issues de propriétés où il y a eu de la déforestation illégale arriveraient en Europe chaque année, indique l'étude. Pour ce qui est de la viande bovine, les auteurs ont trouvé que sur les 4,1 millions de têtes de bétail abattues par an, au moins 500.000 proviendraient de terres déboisées hors du cadre légal. Selon les chiffres officiels, la déforestation de l'Amazonie brésilienne a atteint un record avec une accélération de 25% au cours du premier semestre par rapport à la même période de 2019. L'étude "pointe du doigt la responsabilité de tous les marchés étrangers dans ce processus". (Belga)