Concrètement, les deux partenaires ont conclu une collaboration mondiale de 10 ans en matière de recherche et développement. Une sorte de pacte de non-agression alors que Gilead constituait la principale menace d'OPA pour Galapagos. L'entreprise flamande devrait donc rester indépendante, selon le souhait de son patron Onno van de Stolpe. Si Gilead décide d'augmenter encore sa participation, cette dernière ne pourra d'ailleurs pas dépasser 30% au cours des 10 prochaines années.

L'argent frais apporté par le géant américain va permettre à la biotech flamande de passer à la vitesse supérieure dans le développement et la commercialisation du filgotinib, son candidat médicament contre la polyarthrite rhumatoïde et d'autres pathologies comme la maladie de Crohn. L'entreprise pourra désormais prendre en charge une part plus importante de sa commercialisation en Europe et se profiler davantage comme une boîte pharma. Gilead obtient en échange les droits et options exclusifs sur tous les traitements actuels et futurs de Galapagos dans tous les pays en dehors d'Europe ainsi que l'accès total à sa plateforme de recherche.

Le deal a été chaudement applaudi par le marché. L'action Galapagos grimpait de 18%, à 151,40 euros, en Bourse de Bruxelles, portant la capitalisation boursière de la biotech à 8 milliards d'euros. Seul petit bémol : l'action avait déjà grimpé bien avant l'annonce du deal. Entre le 7 juin et le 12 juillet, le titre est ainsi passé de 103 à 128,15 euros. Certains initiés auraient-ils eu accès à des informations confidentielles les décidant à acheter des actions ? La FSMA, le gendarme des marchés, est en train d'analyser la situation.

5 milliards de dollars

vont être investis par le "big pharma" américain dans la biotech belge.