Aujourd'hui, tout est devenu "smart", intelligent et connecté. Dans les immeubles neufs, particulièrement dans les grandes constructions comme les hôtels, les centres commerciaux ou les tours d'habitation, de nombreuses commandes sont pilotées de manière électronique: air conditionné, alarme incendie, système audio, etc. Problème: ces différentes composantes ne communiquent pas toujours entre elles de manière harmonieuse. Pour résoudre cette difficulté, la start-up Bezonia a développé un logiciel servant d'interface centrale à tous ces dispositifs connectés.
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Aujourd'hui, tout est devenu "smart", intelligent et connecté. Dans les immeubles neufs, particulièrement dans les grandes constructions comme les hôtels, les centres commerciaux ou les tours d'habitation, de nombreuses commandes sont pilotées de manière électronique: air conditionné, alarme incendie, système audio, etc. Problème: ces différentes composantes ne communiquent pas toujours entre elles de manière harmonieuse. Pour résoudre cette difficulté, la start-up Bezonia a développé un logiciel servant d'interface centrale à tous ces dispositifs connectés. Créé dans un garage il y a une dizaine d'année par deux frères férus d'informatique (Michaël et Emmanuel Van De Poele), ce concept innovant se destine à l'origine au marché très spécifique des parcs d'attraction. En 2014, le projet se structure et bénéficie d'un coup d'accélérateur avec une ambition plus large et plus commerciale. Un virage est opéré vers le secteur de la construction et des bâtiments intelligents. Fin 2017, Bezonia réalise une levée d'un million d'euros, principalement auprès de fonds de private equity. L'argent frais injecté dans la start-up sert à poursuivre le développement du logiciel, renforcer les équipes de ventes et investir dans le marketing. En pleine croissance, la jeune pousse, qui comptera bientôt 12 collaborateurs, vise un déploiement à l'international. Le patron de Bezonia vient justement de rentrer de Dubaï, où il participait à un voyage d'affaires organisé par la plateforme Startups.be et soutenu par Besix, le géant belge de la construction. Jean-Michel Verhulst a eu l'occasion de présenter les avantages de sa solution aux développeurs d'un complexe hôtelier: "Notre produit a différentes applications. Il permet d'améliorer l'expérience des utilisateurs du bâtiment, de mieux contrôler les coûts énergétiques, ou encore de simplifier l'utilisation des différents systèmes connectés", explique le CEO de Bezonia. Basée à La Hulpe, la start-up a déjà installé son logiciel au Château du Lac à Genval et au Cercle de Lorraine. Dans ce genre d'espace, Bezonia offre la possibilité de créer de manière automatisée différents types d'ambiance. En un clic, le restaurateur peut tamiser la lumière, descendre les stores et jouer une musique adaptée. Autre exemple: dans un hôtel ou un centre commercial, le responsable de la sécurité peut créer une série de commandes automatisées pour informer les usagers, voire les inviter à se diriger vers la sortie la plus proche. Un détecteur de CO2 peut ainsi déclencher l'ouverture des fenêtres, la mise en route d'un certain éclairage et le déclenchement d'un message vocal adapté. Dans un autre style, la jeune entreprise vient d'être contactée par le parc de loisirs intérieur Koezio, afin d'équiper sa nouvelle escape room, ce jeu d'équipe à la mode qui consiste à résoudre des énigmes pour sortir d'une pièce fermée. Jusqu'à présent, Bezonia a surtout approché les architectes, les bureaux d'étude et les intégrateurs, ces professionnels spécialisés dans l'électronique qui s'occupent de ce que l'on appelait auparavant la domotique. Mais la start-up compte à l'avenir vendre sa solution au client final: promoteur, propriétaire ou occupant du bâtiment. Bezonia proposait jusqu'ici au client une licence de son logiciel, en one shot. "Nous voulons désormais aller vers plus de récurrence. Nous ne vendons pas un produit, mais une solution", souligne Jean-Michel Verhulst. Le client sera facturé à l'usage, au nombre de connexions établies par mois via le logiciel. La start-up espère atteindre la rentabilité dans le courant de l'année 2020.