Le pôle médias du groupe Nethys est en pleine turbulence. Après que la direction des Editions de l'Avenir a annoncé son intention de supprimer 60 équivalents temps plein parmi les 280 travailleurs du quotidien, voilà que d'autres licenciements sont attendus, cette fois dans les bureaux de la chaîne BeTV, elle aussi propriété de l'intercommunale. Révélée vendredi dernier par nos confrères de La Libre, l'information stipule qu'une vingtaine de postes devraient y être supprimés dans les tout prochains mois sur un effectif global d'environ 190 personnes.
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Le pôle médias du groupe Nethys est en pleine turbulence. Après que la direction des Editions de l'Avenir a annoncé son intention de supprimer 60 équivalents temps plein parmi les 280 travailleurs du quotidien, voilà que d'autres licenciements sont attendus, cette fois dans les bureaux de la chaîne BeTV, elle aussi propriété de l'intercommunale. Révélée vendredi dernier par nos confrères de La Libre, l'information stipule qu'une vingtaine de postes devraient y être supprimés dans les tout prochains mois sur un effectif global d'environ 190 personnes. Contactées par nos soins, les instances de BeTV n'ont pas souhaité faire de commentaires à ce sujet mais, selon nos sources, le dégraissage est bel et bien confirmé en interne. D'ici la mi-2019, ce sont en effet 23 personnes qui quitteront la chaîne à péage, soit 12 à 13 % du personnel. La décision a été prise bien avant la restructuration qui secoue aujourd'hui les Editions de l'Avenir puisqu'elle est liée au déménagement, acté en 2017, du siège de BeTV historiquement installé à Schaerbeek vers de nouveaux bureaux à Woluwe-Saint-Lambert où se trouve également VOO, l'opérateur télécom du groupe Nethys. " Les deux dossiers ne sont absolument pas liés, nous confirme une source en interne, mais ils se télescopent aujourd'hui dans l'actualité, ce qui peut engendrer de la confusion. " Compréhensible, cette confusion est évidemment alimentée par le bouleversement du paysage médiatique où de nouveaux acteurs sont venus bousculer, ces dernières années, les habitudes de consommation du grand public, tant au niveau de l'information que des loisirs sur écran, avec les conséquences économiques que l'on sait. Directement concurrencée par l'offre de l'américain Netflix, la chaîne BeTV était, pour la première fois de son histoire, déficitaire en 2017, ce qui a entraîné de longues réflexions en interne pour diminuer les coûts de la société. Parmi les scénarios évoqués, c'est celui du " moindre mal " qui a finalement été choisi avec le sacrifice de 23 emplois à moyen terme puisqu'un autre plan, plus radical, prévoyait initialement l'externalisation complète de toute l'équipe technique de la chaîne, soit le licenciement d'une soixantaine de personnes au total. Pour ajouter à la confusion ambiante, notons que Daniel Weekers, administrateur délégué de BeTV, a quitté le comité de direction de Nethys le 1er juillet dernier, mais qu'il assume toujours ses fonctions de patron de la chaîne payante à titre temporaire. " J'ai cessé mes relations contractuelles avec Nethys il y a quatre mois et demi, mais j'ai décidé de jouer les prolongations car je dois clôturer le déménagement de BeTV, explique Daniel Weekers. J'ignore si cela prendra encore quelques semaines ou quelques mois, mais je suis actif dans cette société depuis 29 ans ( BeTV est née en 2004 sur les cendres de Canal+ Belgique fondée en 1989, Ndlr) et il est de ma mission morale de terminer ce dossier. "