Bayer affiche néanmoins une "solide performance opérationnelle", avec une hausse de 42% de son chiffre d'affaires sur la même période, et a confirmé ses objectifs annuels.

Ses comptes sont principalement affectés par la flambée de ses charges exceptionnelles, passées de 78 millions d'euros au premier trimestre de l'an dernier à 1,05 milliard entre janvier et mars de cette année.

L'intégration de Monsanto, acheté en juin dernier pour 63 milliards de dollars, représente près de la moitié de ces charges (492 millions), devant la restructuration du groupe (393 millions), qui a annoncé la suppression de 12.000 emplois.

Mais l'industriel de Leverkusen, inventeur de l'aspirine avant de se muer en mastodonte de l'agrochimie, a aussi multiplié par douze ses provisions pour "risques juridiques", à 51 millions d'euros.

Bayer doit d'abord affronter les multiples procédures contre l'herbicide au glyphosate de Monsanto, objet ces derniers mois de deux jugements défavorables en Californie, et désormais visé par "13.400 requêtes" aux Etats-Unis, selon un décompte actualisé au 11 avril.

Mais la branche pharmaceutique, familière des batailles judiciaires, fait par ailleurs face à 31.000 requêtes américaines contre son implant contraceptif Essure, également visé la semaine dernière par la plainte de près de 70 patientes françaises pour "blessures involontaires".

13.400 requêtes visent désormais le glyphosate de Monsanto aux Etats-Unis

Quelque 13.400 requêtes visent désormais l'herbicide au glyphosate de Monsanto aux Etats-Unis, qui a déjà fait l'objet de deux jugements défavorables, a annoncé jeudi dans un communiqué le groupe allemand Bayer, nouvelle maison-mère de Monsanto.

Le précédent pointage de Bayer en février faisait état de 11.200 procédures contre le seul glyphosate, alors que, compte-tenu du caractère "cancérogène" de ce produit, Monsanto a été condamné à deux reprises, et a dû verser 78,5 millions de dollars à l'automne dernier à un ex-jardinier, puis 80,3 millions de dollars fin mars à un retraité californien.