"Si jamais nos amis italiens refusent la proposition honnête qui leur est faite, l'Etat exercera son droit de préemption", en rachetant les parts que Fincantieri devait acquérir, a prévenu le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire sur la chaîne franceinfo.

Peu après son élection en mai, M. Macron était revenu sur l'accord négocié par l'ancien gouvernement et avait proposé au constructeur italien de se limiter à une participation de 50% dans les chantiers navals, qui emploient 2.600 personnes.

Rome, qui accuse la France d'avoir "changé les cartes" par rapport à l'accord initial, a rejeté la proposition française sans détour.

"Le précédent gouvernement français a demandé à Fincantieri de s'intéresser (au dossier) et le groupe l'a fait avec un projet industriel solide qui a des conditions fondamentales", a affirmé à la presse le ministre du Développement économique, Carlo Calenda.

"L'Italie n'a aucune intention d'aller de l'avant si ces conditions ne sont pas là, comme l'a également dit (le patron de Fincantieri) Giuseppe Bono", a-t-il ajouté.

"Je rappelle que la majorité (de STX France) avait été donnée précédemment aux Coréens. Je crois que c'est un bon test pour comprendre si celui qui parle d'européisme et de valeurs libérales ensuite les applique", a-t-il lancé, en allusion à peine voilée au positionnement affiché par M. Macron sur l'UE.

Le patron de Fincantieri a également réagi après les propos du ministre français. "Nous n'avons pas besoin de STX à tout prix", a prévenu M. Bono.

"Notre objectif est un objectif industriel et non politique", a-t-il insisté. "Nous sommes Italiens et Européens et on ne peut pas être traités moins bien que les Coréens", qui détenaient auparavant la majorité dans STX, a-t-il affirmé.

Interrogée par l'AFP, une source proche du ministère italien de l'Economie a souligné que Rome exigeait que Fincantieri ait plus de 50% de STX France, en rappelant que Paris avait "changé les cartes" par rapport à l'accord initial.

Selon l'accord initial, le constructeur italien devait reprendre d'abord 48% du capital des chantiers et rester minoritaire pendant au moins huit ans, épaulé par l'investisseur italien Fondazione CR (Cassa di Risparmio) Trieste à hauteur d'environ 7%.

La nouvelle proposition française accorde à Fincantieri 50% de la nouvelle structure, les 50% restants étant répartis entre l'Etat français, Naval Group (ex-DCNS) et les salariés des chantiers navals.

Cette proposition a suscité de sévères critiques dans la presse transalpine.

"A Rome, on ne comprend pas ce pas en arrière inattendu de l'européiste et libéral Macron", écrit mercredi matin Il Corriere della Sera. "La patience du gouvernement et du groupe italiens semble toucher sa fin et les jours prochains seront décisifs", soulignait de son côté le quotidien économique Il Sole 24 Ore.

Fincantieri était le seul candidat à la reprise STX France, filiale florissante du groupe sud-coréen en difficulté STX Offshore and Shipbuilding.

"Si jamais nos amis italiens refusent la proposition honnête qui leur est faite, l'Etat exercera son droit de préemption", en rachetant les parts que Fincantieri devait acquérir, a prévenu le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire sur la chaîne franceinfo.Peu après son élection en mai, M. Macron était revenu sur l'accord négocié par l'ancien gouvernement et avait proposé au constructeur italien de se limiter à une participation de 50% dans les chantiers navals, qui emploient 2.600 personnes. Rome, qui accuse la France d'avoir "changé les cartes" par rapport à l'accord initial, a rejeté la proposition française sans détour."Le précédent gouvernement français a demandé à Fincantieri de s'intéresser (au dossier) et le groupe l'a fait avec un projet industriel solide qui a des conditions fondamentales", a affirmé à la presse le ministre du Développement économique, Carlo Calenda."L'Italie n'a aucune intention d'aller de l'avant si ces conditions ne sont pas là, comme l'a également dit (le patron de Fincantieri) Giuseppe Bono", a-t-il ajouté. "Je rappelle que la majorité (de STX France) avait été donnée précédemment aux Coréens. Je crois que c'est un bon test pour comprendre si celui qui parle d'européisme et de valeurs libérales ensuite les applique", a-t-il lancé, en allusion à peine voilée au positionnement affiché par M. Macron sur l'UE.Le patron de Fincantieri a également réagi après les propos du ministre français. "Nous n'avons pas besoin de STX à tout prix", a prévenu M. Bono."Notre objectif est un objectif industriel et non politique", a-t-il insisté. "Nous sommes Italiens et Européens et on ne peut pas être traités moins bien que les Coréens", qui détenaient auparavant la majorité dans STX, a-t-il affirmé. Interrogée par l'AFP, une source proche du ministère italien de l'Economie a souligné que Rome exigeait que Fincantieri ait plus de 50% de STX France, en rappelant que Paris avait "changé les cartes" par rapport à l'accord initial.Selon l'accord initial, le constructeur italien devait reprendre d'abord 48% du capital des chantiers et rester minoritaire pendant au moins huit ans, épaulé par l'investisseur italien Fondazione CR (Cassa di Risparmio) Trieste à hauteur d'environ 7%.La nouvelle proposition française accorde à Fincantieri 50% de la nouvelle structure, les 50% restants étant répartis entre l'Etat français, Naval Group (ex-DCNS) et les salariés des chantiers navals.Cette proposition a suscité de sévères critiques dans la presse transalpine. "A Rome, on ne comprend pas ce pas en arrière inattendu de l'européiste et libéral Macron", écrit mercredi matin Il Corriere della Sera. "La patience du gouvernement et du groupe italiens semble toucher sa fin et les jours prochains seront décisifs", soulignait de son côté le quotidien économique Il Sole 24 Ore.Fincantieri était le seul candidat à la reprise STX France, filiale florissante du groupe sud-coréen en difficulté STX Offshore and Shipbuilding.