C'est en 1998 que Fernand Huts entre dans le capital de cette société écran créée par l'homme d'affaires uruguayen Orlando Dovat pour détenir 43,5% de la zone franche du même nom que l'offshore gère dans la capitale uruguayenne Montevideo. Cette opération s'avère très lucrative pour M. Huts, qui empoche des millions d'euros par an. Avec cette nouvelle fuite, les médias ont pu retrouver la trace de M. Huts aussi dans les Panama Papers. Il s'avère que l'homme d'affaires belge et Mme Heirman sont également mandataires de deux sociétés panaméennes: Siena Enterprise SA et Port Island Coporation SA. Celles-ci appartiennent au "Mont Saint-Michel Trust", société basée dans l'île anglo-normande de Guernesey, qui gère ces deux sociétés panaméennes via un trustee, une seconde société de Guernesey dénommée Banque Belge Trust Company Limited. Interrogé sur ces divers montages financiers, M. Huts a affirmé faire des affaires "dans une quarantaine de pays, répartis dans le monde entier". "Je respecte attentivement les différentes législations, et veille à ne jamais commettre d'infraction", a-t-il répondu aux journalistes d'investigation. (Belga)