La route Bruxelles-Dubaï est donc rentable depuis l'hiver dernier. Dans un premier temps après le strict confinement du printemps 2020, la compagnie avait repris des vols dès le mois de juillet entre les deux villes à raison de cinq liaisons hebdomadaires, là où elle en avait deux par jour auparavant. Pour ensuite passer à sept et à dix dès la fin octobre prochain. Une évolution qui s'explique avec l'approche de vacances scolaires mais aussi le tourisme de croisière au départ des Emirats arabes unis. "Une offre qui s'accorde à la demande", assure Jean-Pierre Martin, directeur d'Emirates Belgique. Il reconnaît qu'au début de la relance des vols, qui concordait avec la réouverture de Dubaï aux voyageurs, les avions partaient parfois avec à peine 25 à 30 passagers. Puis la reprise s'est fait sentir avant que la demande ne baisse à nouveau fin janvier dernier, avec l'interdiction des voyages non-essentiels en dehors des frontières belges. La clientèle a essentiellement été composée de personnes visitant leurs amis, familles et proches. Sans surprise, les voyages d'affaires se sont considérablement réduits avec la crise. Pour les mois à venir, la compagnie se veut optimiste. "On voit que le marche reprend en Europe, et certainement en Belgique. On est plus très loin des chiffres de l'été 2019. Les taux de réservation sont bons pour cet hiver, avec parfois même certaines dates où les avions sont complets", illustre Jean-Pierre Martin. Et la tenue, à partir du 1er octobre et jusque fin mars 2022, de l'Exposition universelle à Dubaï devrait permettre d'attirer davantage encore de clients, qui auront dès lors, et plus souvent que d'habitude, la ville émiratie comme destination finale. Sans la crise du Covid, la "success story" de la compagnie sur sa route vers Bruxelles depuis sept ans aurait pu l'amener à transformer un des deux vols quotidiens assurés par un Boeing 777 en A380, confie le patron belge. Mais la taille du marché national rend cependant difficilement rentable d'opérer avec un tel avion depuis Brussels Airport, nuance-t-il. Malgré cet optimisme pour les mois à venir, deux épées de Damoclès pèsent cependant sur le secteur touristique, prévient Jean-Pierre Martin: la fin actuellement prévue au 30 septembre du chômage économique corona et les vouchers émis par les acteurs du tourisme et qui pourraient devoir être remboursés d'ici quelques semaines. "Si c'est le cas et qu'aucune mesure d'accompagnement n'est mise en place, il y a un vrai risque de faillites dans le secteur touristique en Belgique, notamment parmi les tour-opérateurs", met en garde le patron d'Emirates. "Les politiques doivent vraiment prendre cela au sérieux", insiste-t-il. (Belga)

La route Bruxelles-Dubaï est donc rentable depuis l'hiver dernier. Dans un premier temps après le strict confinement du printemps 2020, la compagnie avait repris des vols dès le mois de juillet entre les deux villes à raison de cinq liaisons hebdomadaires, là où elle en avait deux par jour auparavant. Pour ensuite passer à sept et à dix dès la fin octobre prochain. Une évolution qui s'explique avec l'approche de vacances scolaires mais aussi le tourisme de croisière au départ des Emirats arabes unis. "Une offre qui s'accorde à la demande", assure Jean-Pierre Martin, directeur d'Emirates Belgique. Il reconnaît qu'au début de la relance des vols, qui concordait avec la réouverture de Dubaï aux voyageurs, les avions partaient parfois avec à peine 25 à 30 passagers. Puis la reprise s'est fait sentir avant que la demande ne baisse à nouveau fin janvier dernier, avec l'interdiction des voyages non-essentiels en dehors des frontières belges. La clientèle a essentiellement été composée de personnes visitant leurs amis, familles et proches. Sans surprise, les voyages d'affaires se sont considérablement réduits avec la crise. Pour les mois à venir, la compagnie se veut optimiste. "On voit que le marche reprend en Europe, et certainement en Belgique. On est plus très loin des chiffres de l'été 2019. Les taux de réservation sont bons pour cet hiver, avec parfois même certaines dates où les avions sont complets", illustre Jean-Pierre Martin. Et la tenue, à partir du 1er octobre et jusque fin mars 2022, de l'Exposition universelle à Dubaï devrait permettre d'attirer davantage encore de clients, qui auront dès lors, et plus souvent que d'habitude, la ville émiratie comme destination finale. Sans la crise du Covid, la "success story" de la compagnie sur sa route vers Bruxelles depuis sept ans aurait pu l'amener à transformer un des deux vols quotidiens assurés par un Boeing 777 en A380, confie le patron belge. Mais la taille du marché national rend cependant difficilement rentable d'opérer avec un tel avion depuis Brussels Airport, nuance-t-il. Malgré cet optimisme pour les mois à venir, deux épées de Damoclès pèsent cependant sur le secteur touristique, prévient Jean-Pierre Martin: la fin actuellement prévue au 30 septembre du chômage économique corona et les vouchers émis par les acteurs du tourisme et qui pourraient devoir être remboursés d'ici quelques semaines. "Si c'est le cas et qu'aucune mesure d'accompagnement n'est mise en place, il y a un vrai risque de faillites dans le secteur touristique en Belgique, notamment parmi les tour-opérateurs", met en garde le patron d'Emirates. "Les politiques doivent vraiment prendre cela au sérieux", insiste-t-il. (Belga)