Moins de lait au petit-déj

Le lait de vache est encore un must dans le panier des consommateurs belges : 95 % d'entre eux en achètent. Selon une étude de GfK, la consommation domestique de lait, y compris les laits aromatisés et yoghourts à boire, a cependant enregistré une légère baisse de 1,6 % entre juillet 2017 et juin 2018 en Belgique. Celle des alternatives au lait baisse également, mais plus légèrement, à savoir de 0,7 %. " Les habitudes du petit- déjeuner ont changé. Les consommateurs remplacent le lait par du yoghourt dans leurs céréales du matin, ou ne prennent plus leur petit-déjeuner chez eux ", explique Renaat Debergh, administrateur délégué de la Confédération belge de l'industrie laitière.
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Le lait de vache est encore un must dans le panier des consommateurs belges : 95 % d'entre eux en achètent. Selon une étude de GfK, la consommation domestique de lait, y compris les laits aromatisés et yoghourts à boire, a cependant enregistré une légère baisse de 1,6 % entre juillet 2017 et juin 2018 en Belgique. Celle des alternatives au lait baisse également, mais plus légèrement, à savoir de 0,7 %. " Les habitudes du petit- déjeuner ont changé. Les consommateurs remplacent le lait par du yoghourt dans leurs céréales du matin, ou ne prennent plus leur petit-déjeuner chez eux ", explique Renaat Debergh, administrateur délégué de la Confédération belge de l'industrie laitière. Au cours de la dernière décennie, Alpro, marque belge fondée en 1980 et rachetée en 2016 par Danone, a ouvert la voie aux produits à base de soja. Ensuite, sont venues aussi des boissons à base d'avoine ou d'amande. Selon les critères pris en considération, ces " laits " végétaux sont souvent la meilleure alternative au lait animal. En valeur nutritive, le soja contient à peu près autant de protéines que le lait de vache. Les laits d'amande ou de riz, quant à eux, en contiennent beaucoup moins. Les différences de goût sont néanmoins importantes. Attention : depuis 2017, les produits végétaux ne peuvent plus être vendus sous la dénomination " laits " ou " fromages " parce que c'est source de confusion pour les consommateurs. On les désigne donc par " boissons ". Selon Sven Lamote, l'alimentation en Europe représente 30 % des émissions de CO2. En augmentant la part des aliments d'origine végétale, le consommateur pourrait en principe contribuer à réduire les émissions de CO2. Si ce n'est que la culture du soja n'est pas toujours exempte de reproche du point de vue environnemental si l'on franchit l'équateur. Par ailleurs, Renaat Debergh, représentant de l'industrie du lait, souligne que l'empreinte CO2 du lait cru a baissé de 26 % entre 2000 et 2015. " Lorsqu'une vache broute de l'herbe, celle-ci doit être digérée dans quatre estomacs. Cette digestion produit du méthane, qui est converti en équivalents CO2. Mais la part de CO2 est en baisse ( notamment par une meilleure gestion des rations de fourrage et des périodes de pâturage, Ndlr). " Contrairement à ses succédanés végétaux, le lait est un produit entièrement local. " La vache fabrique du lait, et la suite est un processus relativement simple : un peu d'écrémage et une stérélisation qui dure quelques secondes ", explique Renaat Debergh. Pour les boissons végétales, en revanche, la production est plus complexe. Les fèves de soja (importées) doivent être pelées, trempées et traitées, tandis que les amandes (également importées) sont moulues et transformées en pâte. On leur ajoute ensuite de l'eau. Ces deux boissons au soja et à l'amande sont par ailleurs enrichies en calcium et en vitamines... des substances qui sont naturellement présentes dans le lait, précise Renaat Debergh. Alpro, qui a ouvert le marché et possède aussi la marque Provamel, reste le leader des boissons végétales, avec 40 % de pénétration du marché belge. Si on y ajoute la margarine, la pénétration est juste en dessous des 50%. Cela signifie qu'un ménage belge sur deux achète de l'Alpro. Parmi les concurrents, on compte Lima, une autre marque belge, et le suédois Oatly. Par Ad Van Poppel.