Le groupe britannique, célèbre depuis des décennies grâce à James Bond, traverse une mauvaise passe, particulièrement visible depuis son entrée sur le marché boursier londonien en octobre dernier.

L'annonce dans un communiqué publié mercredi d'objectifs financiers bien moins élevés qu'espéré jusqu'à présent entraînait une nouvelle chute de son titre.

Vers 07h30 GMT, la valeur perdait 22,18% à 805,40 pence, pour une valorisation de 1,8 milliard de livres, soit plus de deux fois inférieure à ce qu'elle était lors de son introduction en Bourse.

Aston Martin prévoit de vendre entre 6.300 et 6.500 voitures au cours de l'exercice 2019, alors qu'il voulait en écouler entre 7.100 et 7.300 jusque-là.

De même, il table sur une rentabilité plus faible, avec une marge opérationnelle ajusté de 8% contre 13%, selon son précédent objectif.

"Nos ventes sont pénalisées par l'incertitude macroéconomique et la faiblesse qui perdure sur les marchés britannique et européen", regrette Andy Palmer, directeur général du constructeur.

Le groupe fait les frais d'une croissance économique plus faible en Europe et au Royaume-Uni sur fond de Brexit. La prochaine sortie de l'UE, prévue fin octobre, avait déjà contraint le constructeur à mettre de côté 30 millions de livres pour faire face aux perturbations que le Brexit engendre.