"Bien sûr, j'irai au Japon bientôt. J'ai une longue mission (...) de rétablissement de confiance, de transparence, de loyauté", a-t-il déclaré à des journaliste en marge de la présentation des résultats de Michelin, lundi soir. Il a précisé qu'il partirait au Japon "en milieu de semaine" pour quelques jours. "L'avenir de l'alliance est quelque chose de fondamental pour le groupe Renault comme pour le groupe Nissan. J'allais dire pour nos deux pays", a-t-il ajouté. Patron de Michelin, M. Senard va continuer de diriger le manufacturier de pneumatiques jusqu'au mois de mai, en plus de ses fonctions de président du conseil d'administration de Renault. "Je mesure le poids de la responsabilité qui repose sur mes épaules dans cette affaire. J'y vais avec beaucoup de détermination, et je dois dire que les signaux qui sont revenus du Japon récemment depuis ma nomination ont été extrêmement encourageants", a poursuivi M. Senard. Inculpé et incarcéré au Japon pour divers abus de biens sociaux et malversations présumés, l'ancien patron de l'alliance Renault-Nissan, Carlos Ghosn, a été contraint de démissionner fin janvier de son poste de PDG chez Renault. Il a été remplacé par un duo composé de M. Senard, à la présidence du conseil d'administration, et de Thierry Bolloré, comme directeur général exécutif. Alors que Renault détient 43% du capital de Nissan, l'affaire a mis à mal le partenariat franco-japonais, révélant des tensions sur le partage du pouvoir et une aspiration de Nissan à rééquilibrer le rapport de force face à Renault. (Belga)