Les meilleures performances reviennent à Pampa Energia (+21,20%), les distributeurs Edenor (+12,46%) et Transportadora de gas del norte (+12,09%), et le groupe pétrolier YPF (+11,85%). Mercredi, la Bourse de Buenos Aires avait déjà clôturé en hausse de 6,87%, à 24.664,55 points, après son plongeon de la veille, au moment où les perspectives économiques s'assombrissent pour ce pays en récession. Mardi, la Bourse de Buenos Aires avait chuté de 11,90%, en réaction à l'entrée en vigueur du contrôle des changes imposé par le gouvernement argentin pour tenter de rassurer marchés et épargnants face à l'aggravation de la crise économique, qui a notamment entraîné une forte dépréciation de la monnaie argentine, de quelque 20% en trois semaines. Ces mesures, limitant la sortie de dollars du pays, resteront en vigueur jusqu'au 31 décembre. Pour la Banque centrale d'Argentine, qui a publié mardi ses estimations, la crise économique ne devrait pas s'arranger : elle prévoit une inflation qui devrait être de 55% et un PIB qui devrait chuter de 2,5% en 2019. L'institution financière tablait auparavant sur une inflation de 40% et une récession de 1,4%. L'Argentine a aussi demandé au Fonds monétaire international (FMI) un rééchelonnement de sa dette de 57 milliards de dollars. Selon l'accord signé en 2018, les premiers remboursements doivent intervenir en 2021, mais la perspective d'un changement de gouvernement et le spectre d'un défaut de paiement rendent les marchés nerveux. Le péroniste de centre gauche Alberto Fernandez, critique du programme du FMI, fait désormais figure de favori pour le scrutin présidentiel du 27 octobre, après sa large victoire aux élections primaires où il a remporté 47% des suffrages, loin devant Mauricio Macri (32%), qui brigue un second mandat. (Belga)