Mais voilà : après de longs mois de préparation, l'introduction en Bourse de la compagnie pétrolière saoudienne semble au point mort. Pierre angulaire du plan du royaume wahhabite pour devenir moins dépendant de l'or noir, le projet serait même carrément sur le point d'être abandonné, selon le Wall Street Jou...

Mais voilà : après de longs mois de préparation, l'introduction en Bourse de la compagnie pétrolière saoudienne semble au point mort. Pierre angulaire du plan du royaume wahhabite pour devenir moins dépendant de l'or noir, le projet serait même carrément sur le point d'être abandonné, selon le Wall Street Journal. Motif ? " Le timing n'est pas bon d'un point de vue géopolitique, selon Bernard Keppenne, chief economist à la banque CBC. Attirer des investisseurs alors qu'on est en conflit avec son proche voisin le Yémen et en bisbrouille avec le Qatar est loin d'être idéal. En outre, les marchés sont compliqués depuis le début de l'année, on manque de visibilité. " A ces freins s'ajoute aussi le souhait du prince héritier Mohammed ben Salmane, qui ne se satisferait pas d'une valorisation inférieure à 2.000 milliards de dollars. Or, en dépit d'une tension à la hausse des prix pétroliers suite aux sanctions économiques contre l'Iran, la valeur d'Aramaco atteindrait à peine 1.500 milliards de dollars, selon Bloomberg. Pas assez donc pour Riyad qui espère un prix plus élevé et lever 100 milliards de dollars grâce à la mise sur le marché de 5 % de son joyau pétrolier. Alors, entrera ou entrera pas sur les marchés, Aramco ? En attendant, ce sont toujours bel et bien les géants de la tech américaine (Apple, Amazon, etc.) qui mènent la danse pour devenir les premières entreprises de l'histoire à peser 1.000 milliards de dollars en Bourse.