Plus précisément, de 6.000 à 8.000 emplois directs et de 2.000 à 4.000 emplois indirects, d'ici 2025. Le plan concocté par la Région wallonne a été baptisé CATalyst 4 Charleroi (CatCh).

L'opération devrait neutraliser, à long terme, les effets de la fermeture de Caterpillar (3.000 pertes d'emplois, dont 2.200 directs). Une base du projet est la récupération du site Caterpillar que le groupe américain a cédé à la Région pour 1 euro symbolique. Mais le site ne sera pas disponible immédiatement : Caterpillar y sera encore présent pendant 18 mois et y laissera une partie des installations qui pourraient alors être récupérées par des candidats investisseurs.

Parmi les arguments pour attirer des entreprises, figure la zone franche. Avec un rabais pendant deux ans de 25 % du précompte professionnel pour tout nouvel emploi créé. Pour en bénéficier, une société devra maintenir cet emploi au moins trois ans pour une PME, et cinq ans pour une grande entreprise.

" La fermeture de Caterpillar a été un déclic, mais le plan est plus large que Gosselies. Il vise à développer économiquement la zone autour de Charleroi ", précise Jean-Jacques Cloquet, patron de l'aéroport de Charleroi, qui a participé au groupe d'experts du plan CatCh. " Je suis surtout intervenu pour les développements possibles autour de l'aéroport. On pourrait, par exemple, y installer de la maintenance d'avions. Puis, l'allongement de la piste en 2021, pour accueillir des long-courriers, va développer l'emploi. "

Le dossier sera géré par une nouvelle structure, Charleroi Developpement, qui va réunir une série d'acteurs comme l'intercommunale Igretec (qui gérera le site Caterpillar), Sambrinvest, l'ULB et l'Awex. Pour rendre la zone de Gosselies plus attractive, un nouvel échangeur routier pourrait être construit. Une ligne de tram pourrait aussi être prolongée de Charleroi vers l'Aéropole et l'aéroport.