Dans une lettre ouverte, ces gestionnaires d'Europe, d'Asie ou d'Amérique du Sud expriment leurs craintes que le gouvernement de Jair Bolsonaro n'utilise la crise du Covid-19 pour pousser à une dérèglementation environnementale qui pourrait "menacer la survie de l'Amazonie". "Nous sommes inquiets de l'impact financier que la déforestation et la violation des droits des peuples autochtones pourraient avoir sur nos clients", écrivent-ils. Les mesures de confinement décidées à travers la planète pour freiner la pandémie de Covid-19 pourraient conduire à une baisse mondiale des émissions de CO2, mais un accroissement de la déforestation pourrait au contraire augmenter la part du Brésil dans ces émissions. Les défenseurs de l'environnement craignent que l'année 2020 soit la plus dévastatrice de tous les temps pour la forêt amazonienne, pire que 2019, quand la recrudescence des incendies avait choqué le monde entier. D'après les données recueillies par satellite par l'Institut national de recherches spatiales (INPE), 829 km2 de forêt amazonienne ont été déboisés en mai, 12% de plus que l'an dernier, la plus grande surface depuis le lancement de cette série statistique, en 2015. Depuis le début de l'année, la déforestation a atteint plus de 2.000 km2, 34% de plus que sur la même période de 2019. Les écologistes accusent le gouvernement du président Jair Bolsonaro, un climatosceptique notoire, de favoriser la déforestation en appelant à légaliser l'agriculture ou les activités minières dans des zones protégées. Les gestionnaires de la vingtaine de fonds signataires de la lettre ouverte appellent le gouvernement brésilien à "s'engager clairement" à réduire la déforestation et à protéger les droits des peuples autochtones. "Nous nous sommes joints à la lettre pour appeler le gouvernement à ne pas prendre des mesures qui auraient un impact négatif sur le changement climatique", a commenté Seiji Kawazoe, de Sumitomo Mitsui Trust Asset Management, expliquant à l'AFP que le réchauffement de la planète était une des inquiétudes majeures de son entreprise. Parmi les signataires se trouvent le Britannique LGPS Central, le Français Comgest ou le fonds de pension norvégien KLP. "En tant qu'institutions financières, nous considérons la déforestation, avec ses impacts sur la biodiversité et le changement climatique, comme des risques systémiques à notre porte-feuille", insistent-ils. (Belga)

Dans une lettre ouverte, ces gestionnaires d'Europe, d'Asie ou d'Amérique du Sud expriment leurs craintes que le gouvernement de Jair Bolsonaro n'utilise la crise du Covid-19 pour pousser à une dérèglementation environnementale qui pourrait "menacer la survie de l'Amazonie". "Nous sommes inquiets de l'impact financier que la déforestation et la violation des droits des peuples autochtones pourraient avoir sur nos clients", écrivent-ils. Les mesures de confinement décidées à travers la planète pour freiner la pandémie de Covid-19 pourraient conduire à une baisse mondiale des émissions de CO2, mais un accroissement de la déforestation pourrait au contraire augmenter la part du Brésil dans ces émissions. Les défenseurs de l'environnement craignent que l'année 2020 soit la plus dévastatrice de tous les temps pour la forêt amazonienne, pire que 2019, quand la recrudescence des incendies avait choqué le monde entier. D'après les données recueillies par satellite par l'Institut national de recherches spatiales (INPE), 829 km2 de forêt amazonienne ont été déboisés en mai, 12% de plus que l'an dernier, la plus grande surface depuis le lancement de cette série statistique, en 2015. Depuis le début de l'année, la déforestation a atteint plus de 2.000 km2, 34% de plus que sur la même période de 2019. Les écologistes accusent le gouvernement du président Jair Bolsonaro, un climatosceptique notoire, de favoriser la déforestation en appelant à légaliser l'agriculture ou les activités minières dans des zones protégées. Les gestionnaires de la vingtaine de fonds signataires de la lettre ouverte appellent le gouvernement brésilien à "s'engager clairement" à réduire la déforestation et à protéger les droits des peuples autochtones. "Nous nous sommes joints à la lettre pour appeler le gouvernement à ne pas prendre des mesures qui auraient un impact négatif sur le changement climatique", a commenté Seiji Kawazoe, de Sumitomo Mitsui Trust Asset Management, expliquant à l'AFP que le réchauffement de la planète était une des inquiétudes majeures de son entreprise. Parmi les signataires se trouvent le Britannique LGPS Central, le Français Comgest ou le fonds de pension norvégien KLP. "En tant qu'institutions financières, nous considérons la déforestation, avec ses impacts sur la biodiversité et le changement climatique, comme des risques systémiques à notre porte-feuille", insistent-ils. (Belga)