"Ne pas construire une analyse de la concurrence en prenant en compte ce qui se passe sur le plan mondial (...) c'est de mon point de vue appliquer des règles du XXe siècle à une économie du XXIe siècle. On est complètement à côté de la plaque", a déclaré Mme Pannier-Runacher sur BFM Business.

Selon la secrétaire d'Etat, le gouvernement français est "tout à fait d'accord avec le fait qu'il doit y avoir des règles de concurrence" au sein de l'Union européenne, qui permettent à tous de "jouer de manière faire-play". "Mais en même temps ces règles, telles qu'elles sont appliquées, nous handicapent" par rapport à "la concurrence mondiale", a-t-elle insisté, en citant notamment le cas du Chinois CRRC, numéro un mondial du ferroviaire.

La Commission européenne s'est opposée mercredi à la fusion entre Alstom et Siemens en estimant que les deux entreprises "n'étaient pas disposées à remédier aux importants problèmes de concurrence" posés par ce rapprochement. "En l'absence de mesures compensatoires suffisantes, cette concentration aurait entraîné une hausse des prix pour les systèmes de signalisation" et "pour les futures générations de trains à très grande vitesse", a justifié Margrethe Vestager, Commissaire chargée de la Concurrence.

Un point de vue qu'Agnès Pannier-Runacher a dit "ne pas partager du tout", Alstom et Siemens ayant selon elle fait "d'énormes concessions" pour tenir compte des réserves exprimées par la Commission européenne. "Aujourd'hui, on n'a pas un champion européen qui soit capable d'avoir les reins suffisemment solides pour investir, pour innover et pour continuer à gagner des appels d'offres", a regretté la secrétaire d'Etat, en appelant à "rencontruire" le droit de la concurrence. "La Chine fait des aides d'Etat massives, les Etats-Unis font des aides d'Etat massives... C'est la réalité du marché, il faut en tirer les conséquences", a-t-elle conclu.

"Ne pas construire une analyse de la concurrence en prenant en compte ce qui se passe sur le plan mondial (...) c'est de mon point de vue appliquer des règles du XXe siècle à une économie du XXIe siècle. On est complètement à côté de la plaque", a déclaré Mme Pannier-Runacher sur BFM Business. Selon la secrétaire d'Etat, le gouvernement français est "tout à fait d'accord avec le fait qu'il doit y avoir des règles de concurrence" au sein de l'Union européenne, qui permettent à tous de "jouer de manière faire-play". "Mais en même temps ces règles, telles qu'elles sont appliquées, nous handicapent" par rapport à "la concurrence mondiale", a-t-elle insisté, en citant notamment le cas du Chinois CRRC, numéro un mondial du ferroviaire. La Commission européenne s'est opposée mercredi à la fusion entre Alstom et Siemens en estimant que les deux entreprises "n'étaient pas disposées à remédier aux importants problèmes de concurrence" posés par ce rapprochement. "En l'absence de mesures compensatoires suffisantes, cette concentration aurait entraîné une hausse des prix pour les systèmes de signalisation" et "pour les futures générations de trains à très grande vitesse", a justifié Margrethe Vestager, Commissaire chargée de la Concurrence. Un point de vue qu'Agnès Pannier-Runacher a dit "ne pas partager du tout", Alstom et Siemens ayant selon elle fait "d'énormes concessions" pour tenir compte des réserves exprimées par la Commission européenne. "Aujourd'hui, on n'a pas un champion européen qui soit capable d'avoir les reins suffisemment solides pour investir, pour innover et pour continuer à gagner des appels d'offres", a regretté la secrétaire d'Etat, en appelant à "rencontruire" le droit de la concurrence. "La Chine fait des aides d'Etat massives, les Etats-Unis font des aides d'Etat massives... C'est la réalité du marché, il faut en tirer les conséquences", a-t-elle conclu.