Ce résultat a été obtenu grâce à des recettes fiscales plus élevées que prévu, à des taux d'intérêt extrêmement bas, voire négatifs, qui limitent le service de la dette, et à plusieurs centaines de millions d'euros inutilisés provenant de fonds spéciaux, comme pour la rénovation des écoles ou l'agrandissement des garderies. "Nous avons eu un peu de chance, mais nous avons bien sûr également bien géré", a souligné lundi le ministre social-démocrate des Finances, Olaf Scholz (SPD), cité par DPA. Le précédent record en terme d'excédent budgétaire datait de 2015, à 12,1 milliards d'euros. L'Allemagne parvient ainsi à satisfaire le dogme d'un budget fédéral au moins à l'équilibre, auquel est fermement attachée la droite mais aussi l'aile centriste chez les sociaux-démocrates incarnée par M. Scholz. Les appels se sont toutefois multipliés, notamment en provenance d'organisations internationales, pour que Berlin dépense plus pour ses infrastructures souvent défaillantes et réduise les excédents de ses comptes publics globaux. "Des excédents (de comptes courants) élevés par rapport au produit intérieur brut constituent un facteur de déséquilibre", a déclaré la semaine dernière la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, au magazine Challenges. "La politique budgétaire (...) devrait être davantage utilisée pour compléter la politique monétaire dans les pays où cela est possible", a encore souligné la Française qui avait déjà ouvertement appelé l'Allemagne a en faire ainsi quand elle était présidente du Fonds monétaire international. Cette déclaration intervient au moment où la croissance allemande est en berne, attendue par la Bundesbank à +0,5% en 2019 et à +0,6% cette année. Mais que faire de la présente cagnotte budgétaire ? Quand la droite allemande appelle déjà à des baisses d'impôts, M. Scholz évoque une offensive côté investissements dans les infrastructures, les écoles et hôpitaux, la lutte contre le réchauffement climatique, jugeant "tout cela un peu plus simple car nous avons la force nécessaire." Les investissements de l'État fédéral, qui ont représenté 38 milliards d'euros l'an dernier, stables par rapport à 2018, devraient être augmentés à l'avenir, selon le ministre. (Belga)

Ce résultat a été obtenu grâce à des recettes fiscales plus élevées que prévu, à des taux d'intérêt extrêmement bas, voire négatifs, qui limitent le service de la dette, et à plusieurs centaines de millions d'euros inutilisés provenant de fonds spéciaux, comme pour la rénovation des écoles ou l'agrandissement des garderies. "Nous avons eu un peu de chance, mais nous avons bien sûr également bien géré", a souligné lundi le ministre social-démocrate des Finances, Olaf Scholz (SPD), cité par DPA. Le précédent record en terme d'excédent budgétaire datait de 2015, à 12,1 milliards d'euros. L'Allemagne parvient ainsi à satisfaire le dogme d'un budget fédéral au moins à l'équilibre, auquel est fermement attachée la droite mais aussi l'aile centriste chez les sociaux-démocrates incarnée par M. Scholz. Les appels se sont toutefois multipliés, notamment en provenance d'organisations internationales, pour que Berlin dépense plus pour ses infrastructures souvent défaillantes et réduise les excédents de ses comptes publics globaux. "Des excédents (de comptes courants) élevés par rapport au produit intérieur brut constituent un facteur de déséquilibre", a déclaré la semaine dernière la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, au magazine Challenges. "La politique budgétaire (...) devrait être davantage utilisée pour compléter la politique monétaire dans les pays où cela est possible", a encore souligné la Française qui avait déjà ouvertement appelé l'Allemagne a en faire ainsi quand elle était présidente du Fonds monétaire international. Cette déclaration intervient au moment où la croissance allemande est en berne, attendue par la Bundesbank à +0,5% en 2019 et à +0,6% cette année. Mais que faire de la présente cagnotte budgétaire ? Quand la droite allemande appelle déjà à des baisses d'impôts, M. Scholz évoque une offensive côté investissements dans les infrastructures, les écoles et hôpitaux, la lutte contre le réchauffement climatique, jugeant "tout cela un peu plus simple car nous avons la force nécessaire." Les investissements de l'État fédéral, qui ont représenté 38 milliards d'euros l'an dernier, stables par rapport à 2018, devraient être augmentés à l'avenir, selon le ministre. (Belga)