Le gouvernement américain fait valoir, dans un communiqué, que c'est l'Union européenne qui a attaqué les Etats-Unis devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Par conséquent, en quittant l'UE, Londres ne peut se prévaloir du droit, accordé récemment à Bruxelles par l'OMC, d'imposer des tarifs douaniers aux produits américains dans le cadre du différend Airbus-Boeing, relève le département américain du Commerce. Le Royaume-Uni avait annoncé plus tôt dans la journée qu'il allait abandonner des droits de douane imposés sur des produits américains dans le cadre de ce litige, se désolidarisant de l'UE dans ce dossier avec l'espoir d'obtenir un accord commercial post-Brexit avec Washington. Londres a ajouté qu'il se réservait le droit d'imposer à nouveau des droits de douane si besoin. La réponse de Washington est cinglante: Le Royaume-Uni n'a "aucune autorité pour imposer des droits de douane". "À l'instar du Royaume-Uni, les États-Unis considèrent qu'un règlement négocié sert au mieux les intérêts de toutes les parties. À cet égard, les États-Unis encouragent le Royaume-Uni à se concentrer de nouveau sur les négociations pour trouver un accord", a encore commenté Washington. L'avionneur européen Airbus et son concurrent américain Boeing, et à travers eux l'Union européenne et les Etats-Unis, s'affrontent depuis octobre 2004 devant l'OMC sur les aides publiques versées aux deux groupes, jugées illégales de part et d'autre. Les Etats-Unis infligent depuis 2019 des droits de douane punitifs sur des importations européennes comme le vin, le fromage et l'huile d'olive ou le whisky écossais, ainsi que des taxes de 15% sur les avions Airbus. Washington y avait été autorisée par l'OMC, jusqu'à 7,5 milliards de dollars. En représailles, l'UE applique depuis cette année des droits de douane supplémentaires sur 4 milliards de dollars d'importations en provenance des Etats-Unis, autorisés aussi par l'OMC. (Belga)

Le gouvernement américain fait valoir, dans un communiqué, que c'est l'Union européenne qui a attaqué les Etats-Unis devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Par conséquent, en quittant l'UE, Londres ne peut se prévaloir du droit, accordé récemment à Bruxelles par l'OMC, d'imposer des tarifs douaniers aux produits américains dans le cadre du différend Airbus-Boeing, relève le département américain du Commerce. Le Royaume-Uni avait annoncé plus tôt dans la journée qu'il allait abandonner des droits de douane imposés sur des produits américains dans le cadre de ce litige, se désolidarisant de l'UE dans ce dossier avec l'espoir d'obtenir un accord commercial post-Brexit avec Washington. Londres a ajouté qu'il se réservait le droit d'imposer à nouveau des droits de douane si besoin. La réponse de Washington est cinglante: Le Royaume-Uni n'a "aucune autorité pour imposer des droits de douane". "À l'instar du Royaume-Uni, les États-Unis considèrent qu'un règlement négocié sert au mieux les intérêts de toutes les parties. À cet égard, les États-Unis encouragent le Royaume-Uni à se concentrer de nouveau sur les négociations pour trouver un accord", a encore commenté Washington. L'avionneur européen Airbus et son concurrent américain Boeing, et à travers eux l'Union européenne et les Etats-Unis, s'affrontent depuis octobre 2004 devant l'OMC sur les aides publiques versées aux deux groupes, jugées illégales de part et d'autre. Les Etats-Unis infligent depuis 2019 des droits de douane punitifs sur des importations européennes comme le vin, le fromage et l'huile d'olive ou le whisky écossais, ainsi que des taxes de 15% sur les avions Airbus. Washington y avait été autorisée par l'OMC, jusqu'à 7,5 milliards de dollars. En représailles, l'UE applique depuis cette année des droits de douane supplémentaires sur 4 milliards de dollars d'importations en provenance des Etats-Unis, autorisés aussi par l'OMC. (Belga)