Les syndicats réclament en réalité la protection du système de Maribel social qui prévoit que les réductions de cotisations sociales dans le non marchand soient automatiquement traduites en création d'emplois dans le secteur. "Dans le secteur du non marchand (crèches, santé, socioculturel..., ndlr), la logique de compétitivité avec d'autres pays ne s'applique pas", relève Yves Hellendorff, secrétaire national CNE. "Une réduction des charges patronales n'a donc pas de sens, c'est pourquoi le secteur a l'habitude de coupler les baisses des cotisations à des créations d'emplois supplémentaires." En pratique, les cotisations sociales sont versées de manière normale par l'employeur à l'ONSS. Ce dernier alimente ensuite les Fonds Maribel destinés à la création d'emplois. Le 'virage fiscal' décidé par le gouvernement Michel prévoit une réduction des cotisations sociales de 33% à 25%. Cependant, dans le non marchand, moins de la moitié (45%) servira à alimenter le système Maribel, ce que déplorent les syndicats. "Si l'on suit les positions de la ministre De Block et de la confédération des employeurs du non marchand (Unisoc), sur 470 millions dégagés par le taxshift dans le secteur non marchand, seuls 560 emplois pourraient finalement être créés. On aurait pourtant pu en créer plus de 12.000", soutient Yves Hellendorff. La CNE se dit déçue des réactions des ministres De Block et Peeters. La pétition se poursuivra jusqu'au 12 janvier, date à laquelle le front commun rencontrera les gouvernements des entités fédérées dans le carde de cette problématique. (Belga)

Les syndicats réclament en réalité la protection du système de Maribel social qui prévoit que les réductions de cotisations sociales dans le non marchand soient automatiquement traduites en création d'emplois dans le secteur. "Dans le secteur du non marchand (crèches, santé, socioculturel..., ndlr), la logique de compétitivité avec d'autres pays ne s'applique pas", relève Yves Hellendorff, secrétaire national CNE. "Une réduction des charges patronales n'a donc pas de sens, c'est pourquoi le secteur a l'habitude de coupler les baisses des cotisations à des créations d'emplois supplémentaires." En pratique, les cotisations sociales sont versées de manière normale par l'employeur à l'ONSS. Ce dernier alimente ensuite les Fonds Maribel destinés à la création d'emplois. Le 'virage fiscal' décidé par le gouvernement Michel prévoit une réduction des cotisations sociales de 33% à 25%. Cependant, dans le non marchand, moins de la moitié (45%) servira à alimenter le système Maribel, ce que déplorent les syndicats. "Si l'on suit les positions de la ministre De Block et de la confédération des employeurs du non marchand (Unisoc), sur 470 millions dégagés par le taxshift dans le secteur non marchand, seuls 560 emplois pourraient finalement être créés. On aurait pourtant pu en créer plus de 12.000", soutient Yves Hellendorff. La CNE se dit déçue des réactions des ministres De Block et Peeters. La pétition se poursuivra jusqu'au 12 janvier, date à laquelle le front commun rencontrera les gouvernements des entités fédérées dans le carde de cette problématique. (Belga)