L'affaire soulève des questions sur le financement des diamantaires à Anvers. Même le bureau d'avocats panaméen Mossack Fonseca, qui a élaboré ces six constructions fiscales, avait prévenu, en avril 2016, le superviseur financier des Iles Vierges qu'il y avait soupçon de blanchiment d'argent et de fraude.

Des mails internes de ABN AMRO indiquent toutefois que la banque n'a pas fait une évaluation complète des parties impliquées dans le prêt. L'affaire est aussi politiquement sensible. D'autres banques belges excluent volontairement les diamantaires de leur portefeuille de clients en raison du risque de blanchiment. Le ministre de l'Economie Kris Peeters (CD&V) souhaite dès lors obliger les banques à traiter avec les diamantaires, lit-on dans Knack et De Tijd.