Sur les quatre principaux opérateurs télécoms actifs en Belgique, deux sont restés sous domination belge. Il s'agit tout d'abord de Proximus. L'actionnaire principal de l'entreprise publique autonome est toujours l'Etat belge, qui détient 53,51 % des parts. Le gouvernement Michel a élargi la possibilité d'une vente de la participation que l'Etat possède dans l'ex-Belgacom. L'Etat belge peut désormais décider de passer sous le seuil des 50 %. Mais cette option n'a pas encore été activée.

Pour un touriste étranger, quitte à se payer une belle indigestion, la Belgique, c'est avant tout le pays de la bière, des frites, des moules et du chocolat. Mais devant tant de gourmandises, il est sans doute une question qu'il ne se posera jamais : qui sont les vrais propriétaires de nos pils, bintjes et autres pralines nationales ?

Les promoteurs immobiliers étrangers sont peu enclins à s'aventurer sur le terrain belge. La faute à la complexité du système en place. Les investisseurs étrangers, qui ont les poches pleines pour le moment, sont par contre bien plus enthousiastes à l'idée de mettre la main sur nos immeubles de bureaux ou nos centres commerciaux.

Qui sont les investisseurs qui détiennent les 400.000 milliards d'euros de titres de la dette publique ? Avant l'euro, la réponse était assez facile. La toute grande partie des détenteurs des obligations d'Etat (les OLO) étaient belges.

La crise des subprimes et la crise européenne de la dette ont profondément marqué le paysage financier belge. Aujourd'hui, 10 ans après, les blessures sont cicatrisées. Fortis revit désormais dans les bras de BNP Paribas, le groupe d'assurance Ageas se porte bien, de même que son concurrent Ethias, tandis que Belfius et KBC ont retrouvé depuis des années le chemin de la croissance.