Beaucoup d'entreprises étaient déjà mal en point avant l'épidémie, surtout dans le secteur de l'HORECA. Ces entreprises ont pu tenir le coup parce que l'Etat a mis en place un certain nombre de mesures de soutien, mais ces mesures vont s'estomper dans le temps ou être moins vigoureuses et donc, par effet mécanique, les faillites vont augmenter. Cela ne se verra pas immédiatement : les tribunaux ont été fermés pendant plusieurs semaines, ces derniers vont repartir mais même s'ils annoncent des audiences supplémentaires durant l'été, il est clair que ce n'est qu'à la rentrée qu'on verra les chiffres de défaillance des entreprises augmenter.

Certains trouvent que la levée de ce moratoire arrive trop tôt. C'est le cas, par exemple, de l'UCM qui estime qu'il fallait donner plus de temps aux entreprises concernées pour se remuscler. Sans compter que dans le cas de petites entreprises, le gérant a parfois mis en gage son appartement ou sa maison... C'est une différence notable avec une grande entreprise, parce que là clairement, personne n'ira saisir la maison du CEO de Brussels Airlines, comme le dit le président de l'UCM, Pierre Frédéric Nyst.

Cela c'est pour les défenseurs de la prolongation du moratoire sur les faillites, mais les autres s'en félicitent au contraire. D'abord, parce que les entreprises défaillantes font du tort aux autres, celles qui sont saines, et qui doivent donc subir une concurrence déloyale d'entreprises qui ne devraient plus être sur le marché. Et puis, selon eux, l'inconvénient du moratoire est qu'il gelait les droits des créanciers de récupérer, tout ou partie, leurs avoirs. Donc, en soit, il y a un risque de cascade car le créancier peut, lui aussi, être mis en difficulté s'il ne récupère par son argent...

Mais cette discussion n'a plus lieu d'être puisque le gouvernement a tranché : à partir de ce mercredi, la vie des faillites va reprendre son cours normal. Darwin pourra faire son retour dans les tribunaux du Royaume !

Beaucoup d'entreprises étaient déjà mal en point avant l'épidémie, surtout dans le secteur de l'HORECA. Ces entreprises ont pu tenir le coup parce que l'Etat a mis en place un certain nombre de mesures de soutien, mais ces mesures vont s'estomper dans le temps ou être moins vigoureuses et donc, par effet mécanique, les faillites vont augmenter. Cela ne se verra pas immédiatement : les tribunaux ont été fermés pendant plusieurs semaines, ces derniers vont repartir mais même s'ils annoncent des audiences supplémentaires durant l'été, il est clair que ce n'est qu'à la rentrée qu'on verra les chiffres de défaillance des entreprises augmenter.Certains trouvent que la levée de ce moratoire arrive trop tôt. C'est le cas, par exemple, de l'UCM qui estime qu'il fallait donner plus de temps aux entreprises concernées pour se remuscler. Sans compter que dans le cas de petites entreprises, le gérant a parfois mis en gage son appartement ou sa maison... C'est une différence notable avec une grande entreprise, parce que là clairement, personne n'ira saisir la maison du CEO de Brussels Airlines, comme le dit le président de l'UCM, Pierre Frédéric Nyst. Cela c'est pour les défenseurs de la prolongation du moratoire sur les faillites, mais les autres s'en félicitent au contraire. D'abord, parce que les entreprises défaillantes font du tort aux autres, celles qui sont saines, et qui doivent donc subir une concurrence déloyale d'entreprises qui ne devraient plus être sur le marché. Et puis, selon eux, l'inconvénient du moratoire est qu'il gelait les droits des créanciers de récupérer, tout ou partie, leurs avoirs. Donc, en soit, il y a un risque de cascade car le créancier peut, lui aussi, être mis en difficulté s'il ne récupère par son argent...Mais cette discussion n'a plus lieu d'être puisque le gouvernement a tranché : à partir de ce mercredi, la vie des faillites va reprendre son cours normal. Darwin pourra faire son retour dans les tribunaux du Royaume !