Le nombre de mètres carrés de bureaux en Région bruxelloise a connu une légère augmentation sur la période observée allant du 1er janvier 2019 à fin mars 2021. Quelque 38.810 m2 se sont ainsi ajoutés au parc de bureaux, qui représente une surface totale de 12,7 millions de m2. Le taux de vacance est lui aussi en légère hausse, passant de 7,5% en 2019 à 7,7% en 2020, avec de fortes disparités selon les quartiers. L'augmentation la plus importante du parc de bureaux a eu lieu dans le quartier Nord, où pas moins de quatre immeubles ont été érigés, notamment l'ensemble Quatuor livré fin août. La surface de bureaux est en augmentation de 6% dans la zone, et ce malgré la démolition des tours WTC I et II. Pourtant, la Région cherche à diversifier les abords de la gare du Nord et veut y intégrer davantage de logements et de commerces. Elle compte d'ailleurs améliorer les espaces publics et les transports dans cette optique, comme l'a expliqué Sophie Coekelberghs, chargée de mission chez Perspective.brussels. Un des moyens pour y parvenir, dans le quartier Nord ou ailleurs, est la conversion de bureaux, un phénomène en augmentation constante depuis la fin des années 1990. La majorité des bureaux convertis (60%) deviennent des logements. Au point que, en 2018 et 2019, un nouveau logement sur cinq était auparavant un bureau. Et la tendance est amenée à se poursuivre, même s'il ne faut pas y voir une recette miracle pour pallier le manque de logements accessibles à Bruxelles, a souligné Antoine de Borman, directeur général de Perspective.brussels. La conversion est surtout un moyen de réaffecter les bureaux "âgés". On constate en effet que la vacance des bureaux augmente avec leur ancienneté: plus de 60% des bureaux vacants ont au moins 15 ans. "Le marché bruxellois est un jeu de remplacement. Les immeubles anciens sont quittés au profit de biens plus récents et modernes", a expliqué Sophie Coekelberghs. Les entreprises ont des exigences de plus en plus pointues en matière de performance environnementale ou de distanciation sociale, par exemple. Dans un contexte sanitaire instable et de bouleversement des habitudes de travail, il n'est pas certain que tous les immeubles quittés retrouvent preneur. (Belga)

Le nombre de mètres carrés de bureaux en Région bruxelloise a connu une légère augmentation sur la période observée allant du 1er janvier 2019 à fin mars 2021. Quelque 38.810 m2 se sont ainsi ajoutés au parc de bureaux, qui représente une surface totale de 12,7 millions de m2. Le taux de vacance est lui aussi en légère hausse, passant de 7,5% en 2019 à 7,7% en 2020, avec de fortes disparités selon les quartiers. L'augmentation la plus importante du parc de bureaux a eu lieu dans le quartier Nord, où pas moins de quatre immeubles ont été érigés, notamment l'ensemble Quatuor livré fin août. La surface de bureaux est en augmentation de 6% dans la zone, et ce malgré la démolition des tours WTC I et II. Pourtant, la Région cherche à diversifier les abords de la gare du Nord et veut y intégrer davantage de logements et de commerces. Elle compte d'ailleurs améliorer les espaces publics et les transports dans cette optique, comme l'a expliqué Sophie Coekelberghs, chargée de mission chez Perspective.brussels. Un des moyens pour y parvenir, dans le quartier Nord ou ailleurs, est la conversion de bureaux, un phénomène en augmentation constante depuis la fin des années 1990. La majorité des bureaux convertis (60%) deviennent des logements. Au point que, en 2018 et 2019, un nouveau logement sur cinq était auparavant un bureau. Et la tendance est amenée à se poursuivre, même s'il ne faut pas y voir une recette miracle pour pallier le manque de logements accessibles à Bruxelles, a souligné Antoine de Borman, directeur général de Perspective.brussels. La conversion est surtout un moyen de réaffecter les bureaux "âgés". On constate en effet que la vacance des bureaux augmente avec leur ancienneté: plus de 60% des bureaux vacants ont au moins 15 ans. "Le marché bruxellois est un jeu de remplacement. Les immeubles anciens sont quittés au profit de biens plus récents et modernes", a expliqué Sophie Coekelberghs. Les entreprises ont des exigences de plus en plus pointues en matière de performance environnementale ou de distanciation sociale, par exemple. Dans un contexte sanitaire instable et de bouleversement des habitudes de travail, il n'est pas certain que tous les immeubles quittés retrouvent preneur. (Belga)