Prenons le cas ce matin de l'information dévoilée par l'assureur-crédit Euler Hermès. En gros, son étude au niveau européen constate qu'environ 9 millions d'emplois sont des emplois "zombies" en Europe. Des emplois "zombies" sont des emplois qui seraient passés à la trappe si la plupart des gouvernements n'avaient pas eu recours au chômage temporaire. Et c'est vrai qu'aujourd'hui 60 millions de salariés en Europe sont placés sous respiration artificielle ; pour la Belgique, c'est l'équivalent de 7% de la population active.

D'après les calculs d'Euler Hermès pour notre pays, il y a un risque de voir 320.000 jobs disparaître en 2021. C'est un chiffre encore plus hallucinant que celui évoqué par la Banque Nationale de Belgique qui évoquait la perte de 186.000 emplois en 2020. C'est pas réjouissant... La plupart de ces destructions d'emplois devraient avoir lieu dans les secteurs sinistrés de l'Horeca, de la culture, de l'événementiel et des commerces de détail. Voilà une information que l'on peut voir avec un oeil désespéré. Mais pensez-vous que prendre une mine désespérée va changer quelque chose ? J'en doute !

Il est possible également de voir cette information avec un oeil plus positif, en remerciant le ciel de vivre en Europe, car ailleurs (y compris aux Etats-Unis), les amortisseurs sociaux comme le chômage temporaire n'existent pas, ou sont très limités dans le temps, et souvent beaucoup moins généreux que les 70% du montant brut de notre salaire, qui est maintenu par l'Etat.

La deuxième option, celle où on refuse de voir sa vie comme une feuille morte, consiste à se dire qu'il faut investir dans sa propre formation, dans son propre avenir. Et en Belgique, il est possible de suivre des tas de formations gratuitement le soir ou en journée pour améliorer ses compétences. Là encore, l'idée n'est pas de dire que tout va bien, ce serait une insulte aux personnes qui souffrent en ce moment, mais de se rappeler qu'on forge soi-même son destin et que tant qu'à le faire, mieux vaut vivre en Belgique qu'en Afrique, en Asie ou en Amérique. D'autant qu'en Belgique, des milliers d'emplois existent dans des secteurs porteurs et n'arrivent pas à trouver des collaborateurs. Je ne suis pas en train de dire que l'Etat ou les Régions n'ont pas un rôle à jouer mais ces entités n'ont pas d'argent magique, et tôt ou tard, les béquilles sociales mises en place seront retirées...

Mon discours consiste juste à dire qu'il faut essayer de profiter de ce ballon d'oxygène artificiel pour se former ou pourquoi pas si on peut le faire, ne pas hésiter à lancer sa boîte. C'est contre-intuitif mais c'est aujourd'hui la meilleure période pour créer une entreprise, notamment pour les plus de 50 ans. Voilà j'ai créé le "teasing" pour cette chronique, il ne me reste plus qu'à vous le démontrer prochainement.

Prenons le cas ce matin de l'information dévoilée par l'assureur-crédit Euler Hermès. En gros, son étude au niveau européen constate qu'environ 9 millions d'emplois sont des emplois "zombies" en Europe. Des emplois "zombies" sont des emplois qui seraient passés à la trappe si la plupart des gouvernements n'avaient pas eu recours au chômage temporaire. Et c'est vrai qu'aujourd'hui 60 millions de salariés en Europe sont placés sous respiration artificielle ; pour la Belgique, c'est l'équivalent de 7% de la population active.D'après les calculs d'Euler Hermès pour notre pays, il y a un risque de voir 320.000 jobs disparaître en 2021. C'est un chiffre encore plus hallucinant que celui évoqué par la Banque Nationale de Belgique qui évoquait la perte de 186.000 emplois en 2020. C'est pas réjouissant... La plupart de ces destructions d'emplois devraient avoir lieu dans les secteurs sinistrés de l'Horeca, de la culture, de l'événementiel et des commerces de détail. Voilà une information que l'on peut voir avec un oeil désespéré. Mais pensez-vous que prendre une mine désespérée va changer quelque chose ? J'en doute !Il est possible également de voir cette information avec un oeil plus positif, en remerciant le ciel de vivre en Europe, car ailleurs (y compris aux Etats-Unis), les amortisseurs sociaux comme le chômage temporaire n'existent pas, ou sont très limités dans le temps, et souvent beaucoup moins généreux que les 70% du montant brut de notre salaire, qui est maintenu par l'Etat.La deuxième option, celle où on refuse de voir sa vie comme une feuille morte, consiste à se dire qu'il faut investir dans sa propre formation, dans son propre avenir. Et en Belgique, il est possible de suivre des tas de formations gratuitement le soir ou en journée pour améliorer ses compétences. Là encore, l'idée n'est pas de dire que tout va bien, ce serait une insulte aux personnes qui souffrent en ce moment, mais de se rappeler qu'on forge soi-même son destin et que tant qu'à le faire, mieux vaut vivre en Belgique qu'en Afrique, en Asie ou en Amérique. D'autant qu'en Belgique, des milliers d'emplois existent dans des secteurs porteurs et n'arrivent pas à trouver des collaborateurs. Je ne suis pas en train de dire que l'Etat ou les Régions n'ont pas un rôle à jouer mais ces entités n'ont pas d'argent magique, et tôt ou tard, les béquilles sociales mises en place seront retirées...Mon discours consiste juste à dire qu'il faut essayer de profiter de ce ballon d'oxygène artificiel pour se former ou pourquoi pas si on peut le faire, ne pas hésiter à lancer sa boîte. C'est contre-intuitif mais c'est aujourd'hui la meilleure période pour créer une entreprise, notamment pour les plus de 50 ans. Voilà j'ai créé le "teasing" pour cette chronique, il ne me reste plus qu'à vous le démontrer prochainement.