"Après 10 semaines de concertation discrète sur le plan de transformation et les 1.900 licenciements prévus, nous allons une étape plus loin", indique le front commun vendredi. Celui-ci ne voit pas de vision à long terme. "Nous ne voulons pas une nouvelle histoire à la Sabena. C'est pourquoi nous demandons aux actionnaires de nous soutenir, de soutenir le personnel et nous rappelons à notre principal actionnaire (l'État belge, NDLR) sa promesse: 'jobs, jobs, jobs'".

Les organisations syndicales ont sondé leurs militants et il en est ressorti une soixantaine de slides avec des propositions alternatives qui seront présentées lundi, précise Ben Coremans de l'ACV-Transcom. Il s'agit de propositions relatives à la croissance, l'innovation, la formation, l'amélioration de l'efficacité... "Il s'agit surtout d'idées de nouveaux produits. Proximus ne doit pas avoir peur de l'échec. Celui qui a peur échoue." Une autre proposition sera une collaboration intensive avec une entreprise médiatique, comme la RTBF ou la VRT. Proximus devrait avoir plus de contenus propres, selon le personnel sondé.

La phase d'information touchant à sa fin, la phase de négociations va pouvoir débuter, après l'assemblée générale de mercredi prochain, selon l'ACV.

"Nos propositions sont une interprétation supplémentaire de ce que nous disons depuis janvier", embraye Bart Neyens de l'ACOD. "Il ne faut pas seulement des économies. Proximus doit investir, et pour ça, nous examinons notamment le dividende."

Des actions seront menées pendant l'assemblée générale, selon le représentant syndical socialiste. D'autres resteront possibles plus tard "s'il n'y a pas de signal positif" et que les économies prévues restent du même ordre.