L'enquête menée auprès des chefs d'entreprises du sud du pays indique que l'économie wallonne va emboîter le pas de la reprise progressive constatée au sein de la zone euro, a précisé Didier Paquot, économiste à l'UWE. Les perspectives d'exportation et d'investissement se redressent, même si celles-ci sont encore faibles par rapport aux années 2010 et 2011, et la demande intérieure est plus ferme. En outre, le taux d'inflation est faible et en diminution.

Les entrepreneurs wallons font cependant preuve d'une certaine prudence, le système bancaire européen demeurant fragile et les risques de défaut sur certaines dettes publiques étant loin d'être éteints, ajoute-t-on.

L'UWE prévoit pour 2013 une croissance nulle en Wallonie et quasi nulle en Belgique (+0,1%). L'année 2014 devrait quant à elle profiter de la reprise du commerce intra-européen et de la demande intérieure nationale. La croissance prévue sera de 1,8% pour la Belgique et de 1,5% pour la Wallonie, selon l'Union.

La Wallonie comptait 265.000 demandeurs d'emploi inoccupés en septembre 2013, soit un taux de 11,6%. Le chômage des jeunes devient particulièrement alarmant, souligne l'UWE, qui plaide pour un renforcement au niveau régional de l'activation et la formation. "Malgré la forte disponibilité de main d'oeuvre, deux tiers des entreprises ont des difficultés à recruter", martèle la fédération patronale.

Pour assurer la compétitivité de leur société, 83% des entrepreneurs estiment qu'il est nécessaire d'abaisser d'au moins de 10% les coûts du travail. Il est urgentissime de diminuer ces coûts de 15% pour redevenir compétitif par rapport aux Français et Allemands, le besoin d'un choc de compétitivité est crucial, souligne-t-on. "Il faut arrêter de confondre résorption du chômage et soutien à la compétitivité des entreprises", selon l'administrateur délégué de l'UWE, Vincent Reuter, qui plaide également pour davantage de débat sur la flexibilité.

Au total, 354 entrepreneurs ont été interrogés pour l'enquête, entre le 11 et le 25 septembre derniers.

L'enquête menée auprès des chefs d'entreprises du sud du pays indique que l'économie wallonne va emboîter le pas de la reprise progressive constatée au sein de la zone euro, a précisé Didier Paquot, économiste à l'UWE. Les perspectives d'exportation et d'investissement se redressent, même si celles-ci sont encore faibles par rapport aux années 2010 et 2011, et la demande intérieure est plus ferme. En outre, le taux d'inflation est faible et en diminution. Les entrepreneurs wallons font cependant preuve d'une certaine prudence, le système bancaire européen demeurant fragile et les risques de défaut sur certaines dettes publiques étant loin d'être éteints, ajoute-t-on. L'UWE prévoit pour 2013 une croissance nulle en Wallonie et quasi nulle en Belgique (+0,1%). L'année 2014 devrait quant à elle profiter de la reprise du commerce intra-européen et de la demande intérieure nationale. La croissance prévue sera de 1,8% pour la Belgique et de 1,5% pour la Wallonie, selon l'Union. La Wallonie comptait 265.000 demandeurs d'emploi inoccupés en septembre 2013, soit un taux de 11,6%. Le chômage des jeunes devient particulièrement alarmant, souligne l'UWE, qui plaide pour un renforcement au niveau régional de l'activation et la formation. "Malgré la forte disponibilité de main d'oeuvre, deux tiers des entreprises ont des difficultés à recruter", martèle la fédération patronale. Pour assurer la compétitivité de leur société, 83% des entrepreneurs estiment qu'il est nécessaire d'abaisser d'au moins de 10% les coûts du travail. Il est urgentissime de diminuer ces coûts de 15% pour redevenir compétitif par rapport aux Français et Allemands, le besoin d'un choc de compétitivité est crucial, souligne-t-on. "Il faut arrêter de confondre résorption du chômage et soutien à la compétitivité des entreprises", selon l'administrateur délégué de l'UWE, Vincent Reuter, qui plaide également pour davantage de débat sur la flexibilité. Au total, 354 entrepreneurs ont été interrogés pour l'enquête, entre le 11 et le 25 septembre derniers.