John Cryan, qui a dirigé la banque entre mai 2015 et avril 2018, a perçu une prime de départ de près de 8,7 millions d'euros, en laissant derrière lui trois années de pertes d'affilée.

S'ajoute une indemnité de 2,2 millions d'euros, justifiée par l'interdiction qui lui a été imposée de rejoindre un établissement concurrent pendant un certain délai. En outre, il a reçu une rémunération de 1,9 million pour un peu plus de trois mois dans ses fonctions en 2018.

Un autre membre du directoire, le Français Nicolas Moreau, lâché en raison des mauvaises performances de la filiale de gestion d'actifs DWS, a perçu près de 8 millions d'euros d'indemnités.

Enfin l'ex-patronne de l'informatique, l'Américaine Kim Hammonds, qui avait qualifié la banque de "compagnie la plus dysfonctionnelle" pour laquelle elle ait jamais travaillé, a touché près de 5 millions d'euros pour la quitter.

Le successeur de M. Cryan, l'Allemand Christian Sewing, a touché 7 millions d'euros l'an dernier, dont 3,7 millions de primes étalées dans le temps, contre un salaire sec de 2,9 millions en 2017, année marquée par le gel des bonus au directoire.