Rebondissement dans l'affaire Capitalium

14/03/19 à 06:14 - Mise à jour à 09:00

Source: Trends-Tendances

Déçues par le jugement prononcé l'année dernière, sept victimes de Véronique Van Acker (surnommée " la Madoffette du Brabant wallon ") vont lancer une citation contre l'Etat belge.

Rebondissement dans l'affaire Capitalium

Véronique Van Acker à l'époque des faits. © PG

On pensait le dossier définitivement clos avec le jugement prononcé il y a plus de 10 mois à l'encontre de Véronique Van Acker. Surnommée "la Madoffette du Brabant wallon" pour la vaste escroquerie qu'elle avait organisée dans les années 2000, la femme d'affaires avait été condamnée à quatre ans de prison - dont deux avec sursis - par le tribunal correctionnel de Nivelles en avril dernier. Pour la trentaine de victimes qui ont perdu ensemble plus de 7 millions dans l'affaire Capitalium, le jugement était beaucoup trop clément et c'est donc sans réelle surprise que certaines d'entre elles poursuivent aujourd'hui le combat pour récupérer leur argent. Cette fois, ce n'est plus Véronique Van Acker qui est directement visée mais bien les autorités judiciaires et donc l'Etat belge, responsable du bon fonctionnement de la justice.

Dans un document de 17 pages dont Trends-Tendances a pu prendre connaissance, les avocats des parties civiles rappellent en effet "une incroyable succession de fautes, manquements, ratés, retards, tant de la part du parquet que de celle du juge d'instruction" (sic) qui ont permis à la Madoffette de mettre, selon eux, les millions détournés à l'abri. Dans les prochains jours, sept victimes de Véronique Van Acker - qui s'est présentée comme insolvable au tribunal - vont donc lancer une citation contre l'Etat belge devant le tribunal de première instance francophone de Bruxelles. Parmi elles se trouve l'ancien Diable Rouge Mbo Mpenza qui a perdu 340.000 euros dans l'histoire. "Les diverses fautes à l'origine du dommage des parties civiles, commises dans l'exercice de la fonction juridictionnelle et imputables aux organes de l'Etat belge, engagent la responsabilité civile de ce dernier", concluent les avocats.