Face au torrent de critiques, bpost banque (filiale, à parts égales, de bpost et de BNP Paribas Fortis) ne prélèvera finalement pas 50 cents sur chaque retrait bancaire effectué par les titulaires d'un compte b.compact. Et cela, aussi bien sur le réseau des distributeurs de son actionnaire bpost que sur celui des autres banques.
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Face au torrent de critiques, bpost banque (filiale, à parts égales, de bpost et de BNP Paribas Fortis) ne prélèvera finalement pas 50 cents sur chaque retrait bancaire effectué par les titulaires d'un compte b.compact. Et cela, aussi bien sur le réseau des distributeurs de son actionnaire bpost que sur celui des autres banques. Dans un bref communiqué, l'enseigne reconnaît être " sans doute " allée " un peu vite en besogne " et " avoir sous-estimé l'attachement " de tous ses clients " à la gratuité des retraits aux distributeurs de billets ". D'où sa décision de faire marche arrière, quelques heures seulement après l'annonce de l'instauration de ces retraits payants, et de ne pas appliquer cette hausse tarifaire. Les retraits aux distributeurs pour ses clients titulaires d'un compte à vue b.compact resteront donc gratuits .Si l'ancienne Banque de La Poste a envisagé de faire payer certains retraits d'argent cash, c'est pour, dit-elle, répondre " à l'évolution des besoins d'une partie de ses clients qui, pour certains d'entre eux, utilisent quasiment exclusivement les paiements électroniques plutôt que l'argent liquide. " L'argument n'a toutefois pas convaincu le ministre de l'Economie Kris Peeters (CD&V) qui a jugé la mesure " inacceptable ". De même que l'association de défense des consommateurs Test-Achats qui est également montée au créneau, estimant pour sa part que les banques n'avaient pas à pénaliser le cash pour favoriser les paiements électroniques et l'émergence d'une cashless society (société sans cash). Certes, bpost banque est une filiale d'une entreprise publique qui a peut-être des obligations que d'autres n'ont pas. Mais il vaut peut-être aussi mieux appliquer une tarification plus transparente et plus équitable qui voit le client payer en fonction de l'usage qu'il fait d'un service, plutôt que de mutualiser les coûts de ce même service en les saupoudrant sur l'ensemble des clients indépendamment de la manière dont ils le consomment. D'autant que l'utilisation du cash devient de plus en plus chère, à cause aussi des obligations toujours plus strictes imposées aux banques en matière de lutte contre le blanchiment, de financement du terrorisme, etc. D'ailleurs, plusieurs grandes banques font désormais payer certains retraits qui, jusqu'ici, étaient gratuits. C'est le cas notamment chez BNP Paribas Fortis, KBC et ING Belgique. Cette dernière applique, par exemple, depuis peu une pénalité de 50 cents sur les retraits effectués par les titulaires d'un compte (en ligne, gratuit) Lion Account. Du moins, lorsque le distributeur n'est pas estampillé ING.