"L'Allemagne s'est plutôt bien comportée, mais elle peut faire plus", a affirmé Poul Thomsen, directeur du Fonds pour l'Europe, lors d'une conférence de presse, appelant Berlin à dépenser plus d'argent pour relancer la croissance qui ralentit en Europe.

De son côté, le ministre allemand des Finances Olaf Scholz s'est défendu devant des journalistes contre le fait que le gouvernement ne prenait pas suffisamment de mesures pour stimuler son économie.

"Nous avons une vaste stratégie d'investissement", a-t-il assuré devant des journalistes. "L'investissement public s'accroît bien plus que dans les années passées", a-t-il ajouté, citant une hausse des investissements dans les infrastructures, l'éducation, l'économie numérique.

"Nous avons déjà fait ce qu'on nous a demandé de faire", a-t-il insisté.

"Nous ne sommes pas en récession, notre croissance ralentit", a-t-il par ailleurs tenu à préciser.

Il a relevé que le marché du travail souffrait toujours d'un manque de main d'oeuvre. "Ce n'est typiquement pas un symptôme d'une situation économique difficile", a-t-il commenté.

Le FMI a révisé en baisse la prévision de croissance de l'Allemagne pour 2019 ne tablant plus que sur 0,8% (-0,5 point).

Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a proposé jeudi à ses partenaires européens un "contrat" en quatre points face au ralentissement économique, dont une hausse des dépenses pour les pays qui disposent de "marges de manoeuvre budgétaires", en allusion directe à l'Allemagne et aux Pays-Bas.

Les appels à l'Allemagne à accroître ses dépenses pour soutenir son économie sont récurrents depuis la crise de 2008, compte tenu des importants excédents commerciaux qu'elle dégage chaque année, mais ils ont repris avec force depuis que la principale économie de la zone euro a ralenti à la fin de l'année dernière.