Pour illustrer les difficultés dans le secteur, les syndicats avaient imaginé une mise en scène. Devant l'entrée de l'entreprise, un travailleur d'Axa allongé sur un lit d'hôpital se trouvait ainsi prétendument dans le coma. A ses côtés, deux riches assureurs devaient lui fournir de l'oxygène sous la forme de pouvoir d'achat, mais celui-ci n'arrivait pas.

Une autre action avait déjà été organisée lundi devant le siège de Belfius Insurance.

Les syndicats réclament une hausse de 1,1% du pouvoir d'achat, comme cela a été conclu notamment pour les 400.000 travailleurs de la commission paritaire pour employés (200), mais ils ne se sont vus proposer qu'une prime récurrente de 100 euros.

Les employeurs se cachent derrière le fait que le secteur serait seulement en train de se remettre d'une période difficile marquée notamment par les attentats, déplorent les organisations.

"Selon le bilan de 2018, 300 millions d'euros ont été consacrés aux salaires et 500 millions aux dividendes aux actionnaires", corrige Patricia Van Walle de la CNE.

Par ailleurs, 650 licenciements ont été annoncés dans le secteur en 2016, mais les personnes concernées ont entre-temps été remplacées par des plus jeunes. "Une simple réduction des coûts salariaux", fustige le délégué du syndicat libéral Alain Vlaemynck. (INT, ECO, PMI, FEJ, 914, fr)