Les Bourses européennes, qui avaient toutes ouvert sur un rebond entre 1,5% et 3%, se tassaient en milieu de matinée alors que l'OCDE a ramené lundi sa prévision de croissance planétaire de 2,9% à 2,4%.

A 11H11 (10H11 GMT), les places européennes changeaient de tendance: Paris (-0,14%), Francfort (-0,25%), Milan (-2,04%) et Madrid (-0,24%). Londres reprenait des couleurs (+1,09%). Les Bourses asiatiques ont toutes clôturé dans le vert.

Après la baisse hebdomadaire la plus violente depuis 12 ans, "le rebond décent de ce matin repose sur les espoirs d'une intervention coordonnée des banques centrales dans les semaines à venir", explique Michael Hewson, analyste pour CMC Markets.

Le ministre français Bruno Le Maire a annoncé lundi que les ministres des Finances du G7 et ceux de l'Eurogroupe auront un entretien téléphonique cette semaine pour "coordonner leurs réponses" face à l'impact du coronavirus sur la croissance mondiale.

L'attente d'une action des gouvernements et banques centrales en réponse à la crise sanitaire n'est pas nouvelle mais elle s'est renforcée depuis que le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, s'est dit vendredi prêt à agir pour soutenir l'économie américaine si celle-ci était durement affectée par le coronavirus.

Les investisseurs ont lu dans son message la possibilité d'une prochaine baisse des taux directeurs américains.

Lundi, c'était au tour de la Banque d'Angleterre de travailler "étroitement avec le Trésor et la FCA (le régulateur financier, ndlr) ainsi que nos partenaires internationaux pour s'assurer que tout est mis en oeuvre pour protéger la stabilité financière et monétaire".

La Banque centrale du Japon (BoJ) s'est clairement engagée à intervenir pour garantir la stabilité des marchés financiers, redonnant ainsi du baume au coeur à la Bourse de Tokyo.

- Risque de récession -

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, s'est montré de son côté davantage favorable à "des mesures ciblées" des gouvernements qu'à des mesures de politique monétaire de la part des banques centrales, tout en estimant qu'il était important de "ne pas surréagir" à la chute des marchés boursiers.

"Maintenant, le passage à l'acte va dépendre des évolutions sur le double front de l'épidémie et de la croissance, et sa déclinaison devrait prendre la forme d'une utilisation large des leviers de politique économique disponibles", anticipe Hervé Goulletquer, directeur adjoint de la recherche à la LBPAM.

Les réponses apportées dépendront du "rythme de reprise de l'activité en Chine, de l'intensité de la propagation de la maladie dans le reste du monde et du moment du ralentissement du nombre de cas", détaille-t-il.

La Chine, où le bilan de l'épidémie a atteint plus de 2.900 décès, avait rapidement pris des mesures de relance en abaissant les taux d'intérêt et en pratiquant également une forme de relance budgétaire.

Les dernières données économiques montrent que l'internationalisation du virus va clairement affecter l'activité mondiale.

Le commissaire européen chargé du Marché intérieur, Thierry Breton, a évoqué un risque de récession en Allemagne et en Italie en début d'année du fait de la crise du coronavirus tandis que la France s'attend à un impact sur la croissance française "beaucoup plus significatif" que prévu.

L'effondrement de l'activité manufacturière en Chine en février a été confirmé lundi par un indice indépendant, tombé au plus bas niveau jamais enregistré.

Des données qui tombent vraiment mal car l'économie était en voie de redressement depuis l'apaisement de la guerre commerciale. D'ores et déjà, nombre d'entreprises ont revu à la baisse certaines de leurs prévisions en raison des dommages causés par l'épidémie sur leur activité.

Aussi, "le répit pourrait être de courte durée si la hausse des cas de contamination continuait de s'accélérer et que les données économiques ne donnaient aucun signe d'amélioration", a prévenu Michael Hewson.

Les Bourses européennes, qui avaient toutes ouvert sur un rebond entre 1,5% et 3%, se tassaient en milieu de matinée alors que l'OCDE a ramené lundi sa prévision de croissance planétaire de 2,9% à 2,4%.A 11H11 (10H11 GMT), les places européennes changeaient de tendance: Paris (-0,14%), Francfort (-0,25%), Milan (-2,04%) et Madrid (-0,24%). Londres reprenait des couleurs (+1,09%). Les Bourses asiatiques ont toutes clôturé dans le vert.Après la baisse hebdomadaire la plus violente depuis 12 ans, "le rebond décent de ce matin repose sur les espoirs d'une intervention coordonnée des banques centrales dans les semaines à venir", explique Michael Hewson, analyste pour CMC Markets. Le ministre français Bruno Le Maire a annoncé lundi que les ministres des Finances du G7 et ceux de l'Eurogroupe auront un entretien téléphonique cette semaine pour "coordonner leurs réponses" face à l'impact du coronavirus sur la croissance mondiale. L'attente d'une action des gouvernements et banques centrales en réponse à la crise sanitaire n'est pas nouvelle mais elle s'est renforcée depuis que le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, s'est dit vendredi prêt à agir pour soutenir l'économie américaine si celle-ci était durement affectée par le coronavirus.Les investisseurs ont lu dans son message la possibilité d'une prochaine baisse des taux directeurs américains.Lundi, c'était au tour de la Banque d'Angleterre de travailler "étroitement avec le Trésor et la FCA (le régulateur financier, ndlr) ainsi que nos partenaires internationaux pour s'assurer que tout est mis en oeuvre pour protéger la stabilité financière et monétaire". La Banque centrale du Japon (BoJ) s'est clairement engagée à intervenir pour garantir la stabilité des marchés financiers, redonnant ainsi du baume au coeur à la Bourse de Tokyo.- Risque de récession -Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, s'est montré de son côté davantage favorable à "des mesures ciblées" des gouvernements qu'à des mesures de politique monétaire de la part des banques centrales, tout en estimant qu'il était important de "ne pas surréagir" à la chute des marchés boursiers."Maintenant, le passage à l'acte va dépendre des évolutions sur le double front de l'épidémie et de la croissance, et sa déclinaison devrait prendre la forme d'une utilisation large des leviers de politique économique disponibles", anticipe Hervé Goulletquer, directeur adjoint de la recherche à la LBPAM.Les réponses apportées dépendront du "rythme de reprise de l'activité en Chine, de l'intensité de la propagation de la maladie dans le reste du monde et du moment du ralentissement du nombre de cas", détaille-t-il.La Chine, où le bilan de l'épidémie a atteint plus de 2.900 décès, avait rapidement pris des mesures de relance en abaissant les taux d'intérêt et en pratiquant également une forme de relance budgétaire.Les dernières données économiques montrent que l'internationalisation du virus va clairement affecter l'activité mondiale.Le commissaire européen chargé du Marché intérieur, Thierry Breton, a évoqué un risque de récession en Allemagne et en Italie en début d'année du fait de la crise du coronavirus tandis que la France s'attend à un impact sur la croissance française "beaucoup plus significatif" que prévu.L'effondrement de l'activité manufacturière en Chine en février a été confirmé lundi par un indice indépendant, tombé au plus bas niveau jamais enregistré.Des données qui tombent vraiment mal car l'économie était en voie de redressement depuis l'apaisement de la guerre commerciale. D'ores et déjà, nombre d'entreprises ont revu à la baisse certaines de leurs prévisions en raison des dommages causés par l'épidémie sur leur activité.Aussi, "le répit pourrait être de courte durée si la hausse des cas de contamination continuait de s'accélérer et que les données économiques ne donnaient aucun signe d'amélioration", a prévenu Michael Hewson.