La 'bourgeoisie' est un statut 'citadin' qui est apparu dans nos régions au XIIe siècle et était souvent en opposition avec les Comtes de Flandre. Se développant assez rapidement, les villes se mirent à construire des 'hôtels de ville', symboles de leur puissance. Au milieu du XIVe siècle, Bruges, par exemple, comptait quelque 45.000 habitants et devint en Europe du Nord un port d'importance qui avait énormément de contacts commerciaux avec l'Angleterre, un important fournisseur pour la laine destinée à la confection du drap flamand que les commerçants brugeois vendaient dans toute l'Europe, notamment dans le cadre de marchés annuels. Le commerce terrestre céda du terrain au commerce marin avec l'Angleterre, la côte atlantique française et les régions bordant la mer Baltique (notamment les villes marchandes de la Hanse). Petit à petit, des commerçants venus de Barcelone, Florence, Gênes, Lisbonne, Valence, Venise... s'établirent dans la ville.
...

La 'bourgeoisie' est un statut 'citadin' qui est apparu dans nos régions au XIIe siècle et était souvent en opposition avec les Comtes de Flandre. Se développant assez rapidement, les villes se mirent à construire des 'hôtels de ville', symboles de leur puissance. Au milieu du XIVe siècle, Bruges, par exemple, comptait quelque 45.000 habitants et devint en Europe du Nord un port d'importance qui avait énormément de contacts commerciaux avec l'Angleterre, un important fournisseur pour la laine destinée à la confection du drap flamand que les commerçants brugeois vendaient dans toute l'Europe, notamment dans le cadre de marchés annuels. Le commerce terrestre céda du terrain au commerce marin avec l'Angleterre, la côte atlantique française et les régions bordant la mer Baltique (notamment les villes marchandes de la Hanse). Petit à petit, des commerçants venus de Barcelone, Florence, Gênes, Lisbonne, Valence, Venise... s'établirent dans la ville. Bruges se lança dans le commerce colonial de produits exotiques, et les courtiers et marchands brugeois commencèrent à jouer un rôle important dans ces échanges internationaux croissants. Ainsi naquit le besoin d'effectuer des opérations financières. Des banquiers belges et étrangers se chargèrent de ces activités bancaires, consistant au début principalement dans l'émission de lettres de change. Une première Bourse financière se constitua à Bruges au début du XIVe siècle, et s'installa au départ dans une maison appartenant à la famille Van der Beurse. Il fallut cependant encore attendre jusqu'au XVIe siècle pour qu'apparaissent de vrais bâtiments de Bourse : à Anvers en 1531 et à Londres en 1571. On y négociait essentiellement des marchandises mais aussi des reconnaissances de dettes, comme des emprunts et des obligations. Plus tard, en 1602, s'ajoutèrent à la Bourse d'Amsterdam des actions de la Compagnie des Indes orientales (Verenigde Oost-Indische Compagnie ou VOC). C'est donc à Amsterdam que sont nées les Bourses d'actions. La London Stock Exchange fut fondée en 1801 et la New York Stock Exchange en 1817. Avant, chaque pays possédait son propre marché d'actions. Mais au tournant du siècle, certaines Bourses cherchèrent à se rapprocher afin d'offrir aux investisseurs un accès moins coûteux et surtout plus facile au commerce mondial de titres. Avec la Bourse de Bruxelles, la Belgique aussi possédait un organisme international à ancrage local. La Bourse de Bruxelles fusionna en 2002 avec les Bourses d'Amsterdam, de Lisbonne et de Paris pour former Euronext sa/nv, donnant ainsi naissance à la première Bourse paneuropéenne.En 2007, Euronext sa/nv fusionna avec NYSE Group (New York Stock Exchange), formant ainsi NYSE Euronext et devenant de la sorte la plus grande Bourse au monde. Plus tard, en 2013, International Exchange (ICE) reprit l'ensemble mais se défit dans la foulée de toutes les composantes européennes (également la Bourse de Bruxelles). Ces dernières continuent désormais d'opérer sous le nom Euronext et regroupent quelque 1.300 entreprises cotées. Ces dernières années, des accords de collaboration ont été mis en place avec les Bourses du Canada, de Grande-Bretagne, d'Italie... Il y a un peu plus de deux ans, KBC inaugurait une nouvelle salle des marchés à l'avenue du Port à Bruxelles. Ses experts y assistent une clientèle d'entreprises belges dans le cadre de leurs transactions sur le marché des capitaux et analysent des titres pour des investisseurs nationaux et internationaux. Tom Simonts, Senior Financial Economist, nous sert de guide. Oubliez l'image du trader véhiculée par le cinéma, un personnage gesticulant face à quelques écrans qui affichent des informations en temps réel, le téléphone coincé entre l'oreille et l'épaule, une tasse à la propreté douteuse contenant du café tiède posée devant lui. La salle des marchés de KBC apparaît remarquablement paisible. Et ce n'est pas qu'on y travaille peu. Seulement ici, les traders utilisent Skype pour téléphoner et chattent en direct. Que l'on se détrompe : l'activité y est intense. Tom Simonts a lui-même travaillé un bon moment dans cet environnement : " Grâce à des technologies de pointe, nos experts financiers hautement qualifiés peuvent traiter très rapidement un flux continu d'informations. Des masses de transactions transitent par les 20 km de câblages du département et nous offrons des services complexes au marché financier. " Lors notamment d'introductions en Bourse, d'augmentations de capital et d'émissions d'obligations, la salle des marchés joue un rôle de premier plan. Elle est également le quartier général des activités de vente et de courtage de KBC Securities, la société de Bourse du groupe KBC. Avec un département de recherche sur 135 titres Benelux, les analystes couvrent la quasi-totalité du marché belge et une grande partie du marché boursier néerlandais. Tom Simonts : " La salle des marchés compte environ 160 dealer desks. Près de 600 collaborateurs des services financiers et de support suivent les marchés financiers dans le monde entier, sur 570 écrans d'informations financières. " Le département est entièrement équipé, jusqu'aux plateaux des bureaux, pour climatiser les lieux car il y a tout intérêt à ce que les traders gardent la tête froide. " Depuis la crise financière de 2008, beaucoup plus de personnes ont été déployées pour surveiller les opérations sur titres. Il y a également eu des investissements substantiels dans des logiciels permettant d'identifier et de signaler tout comportement de trading qui s'écarterait de la norme. " (Source: Le Vif Extra: Make Money, Be Happy)