Une directive récente sur la capitalisation des banques ("CRD3") impose aux autorités nationales de régulation de collecter des données sur les rémunérations très élevées dans le secteur bancaire. Ces données sont ensuite transmise à l'ABE, qui vient de les agréger dans un rapport européen pour la première fois.

Les données confirment la place prédominante de la City de Londres dans le paysage financier européen. Ses 2.436 banquiers les mieux payés ont perçu en 2011 un total de 784 millions d'euros en rémunération fixe, mais surtout de plus de 2,7 milliards d'euros de bonus. Les rémunérations variables représentent donc près de trois fois et demi le salaire fixe (346%).

Loin derrière le Royaume-Uni, les autres grands pays européens comptent un grosse centaine de banquiers dont les rémunérations ont dépassé le million: 170 en Allemagne, 162 en France, 125 en Espagne, 96 en Italie. Le Luxembourg, pourtant l'un des principaux centres financiers du continent, n'en compte que 10. En Belgique, on en dénombre 8 et aux Pays-Bas 36. Le ratio entre les bonus et le salaire fixe varie grandement d'un pays à l'autre. Il est de 615% en France, de 350% en Allemagne, de 230% au Luxembourg et de 131% en Belgique.

A partir de l'an prochain, de nouvelles règles européennes limiteront sérieusement les possibilités d'octroyer des bonus dans le secteur financier. La directive "CRD4" prévoit en effet de plafonner à 100% le montant des rémunérations variable par rapport à la part fixe. Cette part pourra atteindre 200% dans certains cas, si deux tiers des actionnaires l'acceptent lors de l'assemblée générale.

Une directive récente sur la capitalisation des banques ("CRD3") impose aux autorités nationales de régulation de collecter des données sur les rémunérations très élevées dans le secteur bancaire. Ces données sont ensuite transmise à l'ABE, qui vient de les agréger dans un rapport européen pour la première fois. Les données confirment la place prédominante de la City de Londres dans le paysage financier européen. Ses 2.436 banquiers les mieux payés ont perçu en 2011 un total de 784 millions d'euros en rémunération fixe, mais surtout de plus de 2,7 milliards d'euros de bonus. Les rémunérations variables représentent donc près de trois fois et demi le salaire fixe (346%). Loin derrière le Royaume-Uni, les autres grands pays européens comptent un grosse centaine de banquiers dont les rémunérations ont dépassé le million: 170 en Allemagne, 162 en France, 125 en Espagne, 96 en Italie. Le Luxembourg, pourtant l'un des principaux centres financiers du continent, n'en compte que 10. En Belgique, on en dénombre 8 et aux Pays-Bas 36. Le ratio entre les bonus et le salaire fixe varie grandement d'un pays à l'autre. Il est de 615% en France, de 350% en Allemagne, de 230% au Luxembourg et de 131% en Belgique. A partir de l'an prochain, de nouvelles règles européennes limiteront sérieusement les possibilités d'octroyer des bonus dans le secteur financier. La directive "CRD4" prévoit en effet de plafonner à 100% le montant des rémunérations variable par rapport à la part fixe. Cette part pourra atteindre 200% dans certains cas, si deux tiers des actionnaires l'acceptent lors de l'assemblée générale.