Créé début 2017, D-Rating a épluché l'année dernière pour la première fois en Belgique les performances numériques des établissements bancaires. Les analystes ont croisé plus de 650 indicateurs regroupés en trois thématiques principales: la dynamique interne de transformation (capacité d'innovation, attractivité des talents et intégration opérationnelle), les offres et les parcours clients ainsi que la présence sur les canaux numériques.

Les banques ont notamment été évaluées sur leur consommation de papier, le temps nécessaire pour ouvrir un compte en ligne et pour obtenir une carte de banque ainsi que la possibilité de souscrire sur le web à divers produits tels qu'un crédit à la consommation, une assurance habitation, un crédit immobilier...

Les entreprises passées au crible ont ensuite été classées sur une échelle allant du triple A (pour le champion digital) à C.

Dans le haut du classement, on retrouve la néobanque N26, qui obtient la note de A et se profile comme "Digital Performer". Elle est directement suivie par Revolut, la banque 100% numérique (A-).

En avance sur la France

Les grandes banques traditionnelles tirent quant à elles assez bien leur épingle du jeu et parviennent à répondre aux nouvelles attentes des clients en matière numérique, selon D-Rating. KBC/CBC s'octroie la note de BBB+ tandis que BNP Paribas Fortis et sa marque entièrement mobile Hello Bank! reçoivent la note de BBB (Digital Transformer), de même qu'ING Bank. Belfius arrive juste après avec la note de BBB-.

Suivent ensuite les établissements Keytrade Bank (BB+), Axa Bank (BB+) et Deutsche Bank (BB).

Dans le bas du classement, on retrouve Beobank, Argenta et bpost Bank (B). Enfin, en queue de peloton figure Crelan (B+) avec un usage numérique très limité.

"Contrairement au marché français, où les grandes banques traditionnelles sont plutôt à la traîne en termes d'adaptation de leurs services au digital, les quatre plus gros acteurs bancaires en Belgique sont parmi les plus performants en matière numérique", commente Didier Faron, CEO de D-Rating. Les grands enseignes belges ne se laissent donc pas bousculer par les nouveaux venus qui réinventent le modèle bancaire.

Jusqu'ici, D-Rating a scruté les marchés bancaires français et belge. À terme, l'agence de notation ambitionne d'apprécier les performances digitales des banques européennes, américaines et asiatiques.