Si un consommateur veut savoir comment évoluera une action sur un an, il peut consulter les objectifs boursiers établis par les banques. Mais peut-il faire confiance à ces avis?

La première question de l'étude s'est penchée sur la fiabilité des analyses boursières. En moyenne, les prévisions des analystes se révèlent correctes dans 58% des cas. A peine plus qu'un jeu de pile ou face pour lequel la chance d'avoir la bonne prévision sur la montée ou la baisse d'un cours est de 50%.

La seconde question s'intéressait à la marge d'erreur des prévisions sur l'évolution réelle des cours. Sur ce point, les prévisions étaient en moyenne décalées de 20%: pour une hausse réelle de 10% d'une action, les analystes avaient ainsi prévu soit une baisse de 10%, soit une hausse de 30%.

"L'étude révèle qu'il n'y a aucun analyste dont les prévisions sont systématiquement meilleures que celles des autres", précise Geert Van Campenhout, professeur à la KU Leuven.

"La plupart des objectifs boursiers se basent sur des paramètres qui ne sont en général plus valables une semaine plus tard. Ce sont donc des prévisions 'instantanées'", réagit Benedict Peeters de Finvex. "Mais cela ne retire rien à leur intérêt pour les décisions à court terme."

Pour Danny Van Quaethem, de la Société Générale, l'argumentation avancée par les analystes est plus importante que l'objectif boursier en tant que tel.

Si un consommateur veut savoir comment évoluera une action sur un an, il peut consulter les objectifs boursiers établis par les banques. Mais peut-il faire confiance à ces avis? La première question de l'étude s'est penchée sur la fiabilité des analyses boursières. En moyenne, les prévisions des analystes se révèlent correctes dans 58% des cas. A peine plus qu'un jeu de pile ou face pour lequel la chance d'avoir la bonne prévision sur la montée ou la baisse d'un cours est de 50%. La seconde question s'intéressait à la marge d'erreur des prévisions sur l'évolution réelle des cours. Sur ce point, les prévisions étaient en moyenne décalées de 20%: pour une hausse réelle de 10% d'une action, les analystes avaient ainsi prévu soit une baisse de 10%, soit une hausse de 30%. "L'étude révèle qu'il n'y a aucun analyste dont les prévisions sont systématiquement meilleures que celles des autres", précise Geert Van Campenhout, professeur à la KU Leuven. "La plupart des objectifs boursiers se basent sur des paramètres qui ne sont en général plus valables une semaine plus tard. Ce sont donc des prévisions 'instantanées'", réagit Benedict Peeters de Finvex. "Mais cela ne retire rien à leur intérêt pour les décisions à court terme." Pour Danny Van Quaethem, de la Société Générale, l'argumentation avancée par les analystes est plus importante que l'objectif boursier en tant que tel.