"On renoue avec la croissance après s'être pris une sacrée raclée en assurance-vie individuelle, puisque ce poste avait sérieusement dévissé depuis 2005, accusant une perte de 7 milliards d'euros. Or il représente un quart de nos activités, soit l'élément principal de rentabilité des assureurs", ajoute Wauthier Robyns porte-parole de l'union professionnelle des entreprises d'assurances.

Dans le détail, l'encaissement (primes payées par les consommateurs hors taxes) total des affaires directes en Belgique s'établit à 28,3 milliards d'euros en 2018, contre 27,1 milliards en 2017. Ce qui implique une croissance nominale de 4,4% pour 2018. À titre de comparaison: l'encaissement le plus élevé du 21e siècle a été enregistré en 2005 lorsqu'il a atteint près de 34 milliards d'euros. Le volume des primes en non-vie poursuit sa croissance constante et progresse en 2018 de 2,7% pour atteindre 12,4 milliards d'euros. Le volume des primes en vie augmente également de 5,8% en 2018, à 15,9 milliards d'euros. Il s'agit de la première hausse de l'encaissement vie depuis 2012.

"On peut dire que les signaux sont encourageants, le secteur est bien capitalisé et rentable: la majorité des assureurs affichent des bénéfices en progrès sur les dernières années. En matière de solvabilité également, les tests de résistance révèlent que les assurances belges présentent une solidité qui est double par rapport aux exigences européennes, du moins en rythme de croisière. Donc même si les taux d'intérêt restent défavorables, la croissance est ici supérieure à l'inflation. Le secteur est en mesure de tenir ses engagements et de répondre aux besoin de sécurité des clients", ponctue Wauthier Robyns.