"L'écart entre l'offre et la demande est en train de se réduire", a déclaré Amine Nasser lors d'un forum sur l'énergie organisé à Ryad.

Selon l'analyse de la compagnie d'Etat présentée par son PDG, le marché doit "s'équilibrer pendant la première moitié de 2017".

La semaine dernière, le chef de l'Agence internationale pour l'énergie (AIE) a déclaré que le marché devrait se rééquilibrer plus tôt que prévu si les principaux producteurs mettaient en oeuvre, lors d'une réunion le 30 novembre à Vienne, un accord pour plafonner la production.

Fatih Birol a expliqué que l'AIE s'attendait à ce que la production mondiale dépasse la demande jusqu'au second semestre de 2017 mais que si les producteurs Opep et non-Opep intervenaient sur les marchés, "ce rééquilibrage (pourrait) s'effectuer plus tôt".

Dans une décision surprise, les membres de l'Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep) ont convenu en septembre d'une réduction de l'offre.

Cet accord est la première tentative pour stabiliser les prix du pétrole depuis 2008 mais ses détails ne seront élaborés qu'à la réunion de Vienne de fin novembre.

Samedi, les responsables de l'Opep ont eu des entretiens dans la capitale autrichienne avec la Russie et d'autres pays non membres du cartel pour débattre de la mise en oeuvre de ce plan visant à réduire l'offre.

Quatre membres de l'Opep (Irak, Iran, Nigeria et Libye) ont demandé à être exclus d'une éventuelle réduction de la production, a rapporté Bloomberg News.

La production a excédé la demande au cours des deux dernières années, ce qui a fait dégringoler le prix du baril de plus de 100 dollars en juin 2014 à moins de 30 dollars en février de cette année, son plus bas niveau en 13 ans.

Les prix sont remontés actuellement à environ 50 dollars le baril.

M. Nasser a d'autre part dit espérer voir Aramco commencer l'année prochaine à publier ses résultats trimestriels en prévision de son introduction en bourse.

Cela fournira de meilleures données pour les investisseurs potentiels, a-t-il souligné.

En application d'un vaste plan de réforme, l'Arabie saoudite envisage de proposer aux marchés financiers 5% du capital d'Aramco en vue de créer le plus important fonds souverain du monde.

"La préparation de l'introduction en bourse se passe bien", a déclaré M. Nasser, affirmant qu'elle serait la plus grosse de l'histoire.

Les parts d'Aramco seront proposés selon lui sur le marché saoudien mais la même opération est envisagée sur des places étrangères comme New York, Tokyo et Hong Kong.