Ce versement, très attendu, fait partie d'un paquet financier triennal de 1,5 milliard de dollars accordé en 2016, qui avait été suspendu en octobre à la suite d'une lutte pour le pouvoir opposant le président Maithripala Sirisena au Premier ministre Ranil Wickremesinghe.

À l'origine de la décision du FMI, le renvoi litigieux du Premier ministre qui avait plongé le Sri Lanka dans une crise politique durant sept semaines, au terme desquelles le chef de gouvernement avait finalement été rétabli dans ses fonctions à la faveur d'une décision de justice.

Le gouvernement du Sri Lanka, qui avait sollicité en janvier le dégel du plan de sauvetage, a présenté "un budget 2019 bien ciblé, reconstituant les réserves, tout en poursuivant une politique monétaire prudente", a déclaré Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint du FMI.

Le plan d'aide, qui avait débuté en juin 2016, sera prolongé d'une année, a ajouté le FMI dans un communiqué publié lundi.

Le Sri Lanka a évalué à environ 1,5 million de dollars son manque à gagner cette année lié à la chute du nombre d'arrivées de touristes dans la foulée des attentats suicide survenus le 21 avril.

Ces attaques, qui avaient visé trois églises chrétiennes et trois hôtels de luxe à Colombo, ont été revendiquées par le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Après la crise politique à l'automne dernier, trois agences internationales de notation avaient abaissé la note de crédit du pays, l'empêchant ainsi de solliciter des financements à l'étranger.

Le Sri Lanka doit rembourser 5,9 milliards de dollars d'échéances de dette au cours de l'année 2019, une somme record pour cette nation, selon le gouvernement.

Le FMI a aussi appelé le gouvernement du Sri Lanka à remettre à flots la compagnie aérienne nationale Sri Lankan Airlines, qui a accumulé des pertes et dont les dettes atteignent plus de 2 milliards de dollars.